Ces derniers mois ont été particulièrement difficiles pour les sportifs amateurs de compétitions et d’événements officiels. La crise covid a en effet contraint les organisateurs à annuler ou à reporter leurs événements et, surtout, à les repenser pour respecter les mesures de sécurité en vigueur. À Dour, une première expérience positive avait été menée au début du mois de septembre avec le Dour Urban Trail. Le couvert sera remis le 11 octobre prochain à l’occasion d’une édition spéciale "Co’Rvite" du Grand Prix de Dour.

Les participants pourront se dégourdir les jambes en allure libre sur un parcours de cinq ou dix kilomètres (deux boucles de 5 km), au départ de Dour Sport. "C’est une édition particulière à plus d’un titre", confirme Benoit Cheval, directeur sportif de Dour Sport. "Elle est organisée dans le cadre du lancement d’un projet pilote destiné à évaluer les mesures mises en place afin d’ensuite en faire profiter d’autres organisations."

Aucun vestiaire ne sera installé, le port du masque sera obligatoire lors des échauffements, des temps de marche, au départ et à l’arrivée et il n’y aura ni ravitaillement, ni remise de prix. L’ambiance sera donc quelque peu particulière. "Il faut s’adapter pour permettre le retour de ce genre d’événements. De notre côté, nous sommes persuadés d’aller dans la bonne direction, même si nous avons peu de temps pour nous retourner puisque nous avons attendu la tenue du dernier conseil national de sécurité."

Par groupes de dix, les participants seront invités à se regrouper dans un box déterminé en attendant le signal de départ. "Le chrono sera déclenché lors de leur passage sur la ligne de départ. Ils pourront alors jeter leur masque dans une grande poubelle, placée à cet effet au niveau de la ligne de départ. Un masque leur sera rendu sur la ligne d’arrivée. La signalétique a été pensée avec attention pour que tout soit clair. Nous voulons éviter que les participants cherchent leur chemin, ce qui les pousserait à interagir avec d’autres coureurs."

Bref, l’événement se voudra plus sportif que convivial. "Tout est fait pour éviter les regroupements. Nous allons même recommandé que les dossards puissent être envoyés directement aux participants pour éviter qu’ils ne se déplacent pour venir les retirer avant le jour J. Mais cela demande plus d’organisation et de logistique, nous n’avons donc pas eu la possibilité de mettre cela en place." Reste désormais à espérer que malgré quelques craintes et réticences, les sportifs répondent présents.