Le manque de place de parking à la rue Grande de Dour a encore fait débat lors du conseil communal. Alors que les autorités communales ont tout fait pour la rendre plus attractive, un hic survient encore lorsque l'on évoque les places de parking aux abords de cette rue. Alors que l’opposition préconise l’enlèvement des poteaux, le bourgmestre de Dour, Carlo Di Antonio, souhaite acheter l’ancienne pharmacie pour récupérer les quelques places de parking qui s’y trouvent. Le bâtiment, qui n’intéresse guère la commune, sera par la suite revendu.

Alors que le lot parking et bâtiment revient à 195 000 euros, la pharmacie pourrait se vendre à 160 000 euros, permettant ainsi à la commune de récupérer quelques places de parking à moindre coût. "Nous n’avions pas envisagé cette possibilité mais lorsque l’occasion s’est présentée, nous avons jugé bon de la saisir", explique Carlo Di Antonio, bourgmestre de Dour. "Cet achat nous permettrait d’avoir des places de parking aux alentours de 5 000 euros, ce qui est tout à fait raisonnable."

Alors que l’agence immobilière a accepté l’offre, l’opposition ne semble pas convaincue par l’idée. "Je ne vois pas comment nous pourrions valoriser ces quelques places de parking par rapport au bâtiment", indique Thomas Durant, conseil communal Votre Dour. "Il serait peut-être préférable d’enlever les poteaux, ajoutés lors de la rénovation de la rue. Cette solution serait bien moins couteuse et n’entrainerait pas de crédit supplémentaire."

En plus de constitué une alternative bien moins couteuse, l’enlèvement des poteaux permettrait de régler d’autres problèmes survenant dans la rue Grande. "Il y a un réel problème avec ces poteaux", annonce Joris Durigneux, chef de file de l’opposition. "Lorsque les services de secours doivent emprunter la rue, c’est la catastrophe. En plus, on se sent enfermé de part ces poteaux placés de part et d’autre de la rue. Je ne comprends pas pourquoi il y en a partout."

Carlo Di Antonio a dès lors invité les membres de l’opposition à lui indiquer les endroits où les poteaux pourraient être retirés en toute sécurité pour la mobilité douce. Il rappelle tout de même que "tout le monde avait voté pour le projet à l’époque". Il indique également que "tout n’est pas encore fini et qu’il faut laisser le temps aux citoyens de s’habituer à ces nouveaux aménagements."