L'outil est totalement mobile et donc beaucoup plus discret.

Plus que jamais, la zone de police boraine s’inscrit dans une logique d’évolution technologique. Ce lundi, elle présentait à la presse sa nouvelle acquisition, un petit bijou de technologie qui devrait inciter les automobilistes les plus récalcitrants à lever le pied. Avec ses quelque dix kilos et son format compact, le NK7 est le radar mobile par excellence.

Caché dans une poubelle, placé au bord d’une route sur un trépied, suspendu à un poteau ou encore fixé à l’arrière d’un véhicule,… Ce radar nouvelle génération peut être utilisé à tout moment, n’importe où, d’autant plus qu’il fonctionne de jour comme de nuit puisqu’il est équipé d’un infrarouge. Il est par ailleurs capable de flasher dans les deux sens, jusqu’à six bandes de circulation.

"Pour le paramétrage, il faut compter une vingtaine de minutes, ce qui comprend le placement du radar, la vérification des niveaux, le calcul de la distance entre la rue et le trottoir,...", explique l’agent Christian Capette, radariste pour la zone. Pour ce dernier, les avantages sont indéniables. "Il est désormais possible de récupérer toutes les données en temps réel mais surtout, le véhicule peut être placé jusqu’à 80 mètres de l’appareil."


En d’autres termes, l’outil devient pour ainsi dire indétectable. "C’était nécessaire : sur la zone de police, tout le monde ou presque connaît le véhicule utilisé pour le radar. Nous pouvons désormais changer de véhicule chaque jour si nous le souhaitons", ajoute le chef de corps, Jean-Marc Delrot. Une évolution nécessaire alors qu’en quelques minutes seulement, les contrôles sont signalés sur les réseaux sociaux.

"Notre objectif n’est pas de faire du chiffre, contrairement à ce que beaucoup croient, mais bien de cibler les endroits problématiques et accidentogènes afin d’inciter les conducteurs à respecter les limitations de vitesse et ainsi éviter les accidents avec lésions corporelles ou mortels." L’investissement est important puisque le NK7 coûte plus de 56.000 euros. Il sera désormais utilisé au quotidien sur les cinq communes de la zone, soit Frameries, Quaregnon, Colfontaine, Boussu et Saint-Ghislain.

Notons encore que la zone ne s’arrête pas là puisque d’autres dispositifs seront prochainement à la disposition des services, notamment un radar tronçon et, s’il est homologué, un radar-jumelle. Un mal nécessaire puisque certains automobilistes restent hermétiques aux messages de sensibilisation, pourtant maintes fois répétés.