Lancé en 2012, le Panier Lensois réunit tous les ingrédients pour séduire. Malheureusement, le concept souffre peut-être d’un déficit de visibilité. À ce jour, une vingtaine de familles seulement profite de ce groupement d’achat solidaire. Les producteurs locaux, eux, ont en revanche répondu à l’appel : ils sont aujourd’hui 21 à proposer leurs produits sans intermédiaire.

"Chaque samedi, nos permanenciers, qui sont membres du groupe, se chargent de réceptionner les marchandises chez les producteurs et de confectionner les paniers pour les familles", explique Jean-Cédric Fontaine. Celles-ci n’ont alors plus qu’à venir récupérer le beurre, les œufs, leur lait, leur fromage, la charcuterie, les fruits et légumes commandés directement auprès des professionnels de leur région.

"Lorsque l’on devient membre du Panier Lensois, on s’engage à remplir bénévolement quelques tâches. Celles et ceux qui ne souhaitent pas remplir une tâche plus administrative peuvent simplement assurer une permanence toutes les six semaines environ. C’est souvent ce qui freine un peu les familles, alors que cela ne représente en réalité qu’entre trois et quatre heures, un samedi sur six."

Pour tenter de convaincre les ménages de rejoindre cette belle aventure, les membres déjà actifs proposent même un test grandeur nature. "Il est possible de nous accompagner lors d’une tournée. Ils ont ainsi la possibilité de rencontrer les producteurs, de récupérer les produits et de s’occuper des paniers avant la distribution. C’est souvent comme ça qu’ils se rendent compte que c’est chouette, peu chronophage et qu’ils ont l’envie d’adhérer au projet."

La volonté affichée aujourd’hui est d’étendre les activités et de séduire davantage de familles. "Une vingtaine d’adhérents c’est bien, mais pas forcément suffisant. Nous restons persuadés que tout le monde a à y gagner : les producteurs qui vendent plus et sans intermédiaire, et les consommateurs qui profitent de vrais bons produits, locaux et parfois bios, sans dépenser une fortune." Si l’objectif venait à être atteint, les bénévoles devraient cependant s’organiser.

En effet, le local actuellement occupé sur la place de Lens, grâce à une mise à disposition gratuite de la part commune, pourrait rapidement devenir exigu. "Ce serait une logistique différente à tout point de vue mais nous ne demandons pas mieux que de grandir", assure encore Jean-Cédric Fontaine. L’appel est donc lancé, avis aux amateurs.