Borinage Le jeune Montois a vécu un rêve d’enfant ce jeudi sur la scène du festival.

Il était 14 h 30 ce jeudi et le site du festival était pour ainsi dire encore vide. Sous le chapiteau du Labo pourtant, ils étaient des dizaines à s’être donné rendez-vous pour soutenir ou découvrir Lenny Pistol et sa voix envoûtante. Aux côtés de ses deux musiciens, le jeune Montois avait la difficile mission d’ouvrir la scène. Challenge relevé haut la main, et ce, malgré quelques problèmes techniques.

"On débute, donc composer avec ces problèmes techniques n’est pas simple. Il faut faire avec, on galère un peu… Mais je pense que la deuxième partie du concert s’est bien passée, on ne s’est pas trop mal débrouillés", explique le chanteur. Pour lui, jouer à Dour était un rêve d’enfant. "C’est complètement dingue. Pendant pas mal d’années, nous étions là en tant que spectateurs. Avoir la chance de se retrouver de l’autre côté, c’est fou."

Finalement, c’est à domicile, devant un public visiblement conquis, que le trio a délivré ses compositions électro, sophistiquées et minimalistes. "La famille et les amis étaient là, ce qui est plutôt rassurant. Mais il y avait aussi beaucoup de personnes que nous ne connaissions pas… Voir les gens chanter nos paroles, c’est un truc extraordinaire."

Lenny Pistol n’était pas forcément destiné à se retrouver sur scène, épaulé par d’autres musiciens. Tout a en effet commencé en guitare-voix. "C’est une évolution normale et j’espère que l’on continuera en ce sens. J’ai débuté tout seul, dans ma chambre mais aujourd’hui, si je veux assurer un live, il faut que ça bouge, il faut des musiciens, plus d’influences extérieures."

Du haut de ses tout juste 20 printemps, le Montois reste discret sur ses projets tout en espérant autant de belles surprises que Dour. Mais lucide, il porte déjà un regard éclairé sur le milieu artistique. "Je pense qu’il est effectivement difficile de se faire une place, surtout dans un registre plus pop-rock. Mais tout est possible si l’on y met du sien. Nous avons une chouette scène belge qui monte pour l’instant, je pense qu’il faut se démarquer tout en s’adaptant à cela." 

Après le Botanique et le ProPulse Festival, Lenny Pistol a donc ravi les cœurs en terres douroises. Suite au prochain épisode et, pourquoi pas, dans quelques années en tête d’affiche ?