Objectif, réduire le trafic généré par la proximité du parc Pairi Daiza.

La problématique n’est pas neuve mais jusqu’ici, aucune solution concrète n’avait été proposée pour y répondre. Ce jeudi soir, les Lensois étaient invités à participer à une réunion d’information autour de la mobilité générée par le parc Pairi Daiza. Avec l’agrément des services du SPW mobilité et des services de police, majorité et opposition se sont accordées sur une proposition. Cette dernière a été présentée à la septantaine de personnes présentes ce jeudi.

"Ce que nous proposons, c’est de mettre le centre de Cambron-Saint-Vincent (voisin de Cambron-Casteau et donc du parc animalier, NdlR) en desserte locale", explique Isabelle Galant (MDC), bourgmestre. "Ce n’est probablement pas la meilleure des solutions mais elle est peu coûteuse et surtout, elle peut être rapidement mise en œuvre. Si tout se passe bien, elle sera d’application avant la réouverture du parc en avril 2020."

La machine va donc se mettre en route. "Le règlement va devoir passer devant le conseil communal et ensuite obtenir l’approbation de la Région wallonne. Les panneaux excepté circulation locale seront placés et notre décision sera transmise aux télécarteurs. Nous avons l’espoir que le trafic ne soit pas dévié sur nos routes locales mais reste sur les routes régionales. Nous savons que ce n’est pas une solution miracle mais si cela pouvait ne serait-ce que réduire un peu le charroi…"

La proposition semble avoir séduit le public, majoritairement composé de personnes habitant justement Cambron-Saint-Vincent. "Nous espérons que c’est une solution qui portera ses fruits. Dans le cas contraire, la possibilité d’installer des ralentisseurs et de créer des chicanes pourrait être envisagée mais ce n’est probablement pas à souhaiter pour les riverains. Les contrôles routiers sont une autre alternative mais ils sont impossibles à assurer en permanence."

Reste donc à espérer que la solution proposée par les élus dans le cadre d’une commission spécialement mise sur pied soit optimale, d’autant plus que l’extension du parc animalier et l’arrivée de nouveaux pensionnaires ne devraient pas de nature à faire diminuer sa fréquentation… Et donc le nombre de véhicules sur les routes des villages voisins.