Dans la nuit de mardi à mercredi, plusieurs riverains du Chemin Jean Lemay, à Cambron-Saint-Vincent (Lens) étaient victimes d’inondations. En moins de 45 minutes, leur habitation était sous eau, provoquant au passage d’importantes pertes matérielles. C’est pour évacuer ces pertes que les sinistrés se sont naturellement tournés vers le parc à conteneur, géré par la commune elle-même et non par l’intercommunale Hygea, dont elle est pourtant commune associée.

Tout ne s’est cependant pas exactement passé comme prévu. "C’est honteux, les habitants sinistrés se sont vu refuser l’accès au parc", explique Virginie, elle-même touchée par les inondations. "La commune nous avait pourtant gentiment ouvert une plage supplémentaire ce jeudi, jusqu’à midi, pour que nous n’ayons pas à attendre samedi. Le personnel du parc nous a dit que nous devions nous débrouiller avec nos assurances et ne plus venir chez eux… Alors que certains sinistrés n’ont même pas encore eu la visite de l’expert."

Ils dénoncent de ce fait "un manque total d’humanité et de bienveillance" et jugent la situation honteuse. Du côté de la commune, cependant, on tempère et on rappelle que les capacités du parc à conteneurs sont limitées. "Notre parc est ouvert les lundis, mercredis et samedis et nous ne disposons que d’une équipe limitée, qui était elle aussi mobilisée dans le cadre des inondations et du nettoyage de celles-ci", explique Isabelle Galant, bourgmestre.

"Nous avions dit que s’il n’y avait pas d’autres choix, nous ouvririons une plage horaire supplémentaire mais ouvrir en dehors des horaires traditionnels est compliqué. D’autant que nous ne disposons que d’un seul conteneur. Si une maison entière doit être vidée, il est tout simplement impossible pour nous de suivre. Les personnes sinistrées peuvent demander à leur assurance la mise à disposition d’un conteneur."

Les riverains pourront retourner au parc à conteneurs lensois ce samedi, au besoin. "Notre conteneur a été vidé, il est donc à nouveau accessible, dans la limite de sa capacité, toujours", précise la bourgmestre, qui juge la polémique stérile.