La nuit aura été particulièrement difficile pour les habitants de l’entité de Lens, particulièrement touchée par les inondations. Dès le début de soirée, la pluie est tombée en abondance, à tel point que l’eau n’est plus parvenue à s’évacuer. Ce mercredi matin, l’heure est aux constatations. Les pompiers devraient encore être fortement sollicités.

Présente une bonne partie de la nuit aux côtés des sinistrés, la bourgmestre de Lens, Isabelle Galant, espère que la pluie cessera. "S’il continue de pleuvoir, la situation restera difficile, l’eau ne pourra pas s’évacuer", explique-t-elle. "J’ai discuté avec des personnes qui sont installées dans l’entité depuis de très nombreuses années, beaucoup disent n’avoir jamais connu cela."

Ce n’est pas la première fois que la petite commune rurale est touchée par des inondations et coulées de boue. Mais ce mardi, les quantités étaient telles qu’il était difficile de faire quoi que ce soit. "Ce sont principalement les villages de Cambron-Saint-Vincent, de Lombise et de Montignies-lez-Lens qui ont été touchés. Certains petits cours d’eau ont débordé, ce qui n’arrive que rarement."

Les pompiers et les services communaux ont travaillé d’arrache-pied pour venir en aide aux citoyens. "Certaines caves ont déjà été vidées, ils ont travaillé une bonne partie de la nuit mais impossible de faire plus tant que les conditions ne sont pas plus favorables. Nous avons par ailleurs dû reloger une famille et d’autres ont été accueillies chez leurs proches. Certains citoyens n’ont pas souhaité quitter leur domicile malgré nos propositions…"

C’est bien sûr ce mercredi que l’étendue réelle des dégâts pourra être évaluée. "Les routes vont être nettoyées, dans la mesure du possible, et nous restons bien entendu disponibles pour les citoyens qui auraient besoin d’aide. Au niveau des voiries, certains trous se sont formés mais nous n’avons a priori pas connu d’effondrement de chaussée, comme cela a pu être le cas à Neufvilles, du côté de Soignies."

Les autorités locales entendent mener une réflexion afin d’éventuellement dégager des solutions et ainsi éviter que pareil scénario ne se répète. Les cultures, souvent pointées du doigt lors d’inondations et coulées de boue, ne seraient cette fois pas à l’origine du problème.