Borinage

Jacqueline Galant a déjà annoncé qu'elle interpellerait le ministre François Bellot.

D’ici le 5 août prochain, la SNCB adaptera l’horaire des guichets de plusieurs gares belges. En région montoise, les gares de Saint-Ghislain et de Jurbise sont concernées puisque la société ferroviaire entend fermer les guichets tous les après-midis et les week-ends. Une nouvelle qui ne ravit pas grand-monde alors que depuis quelques années, des efforts sont fournis pour pousser les citoyens vers les transports en commun.

« J’interpellerai le ministre en charge de la mobilité et des chemins de fer, François Bellot, afin de solliciter une marche arrière et un retour à l’offre actuelle », annonce Jacqueline Galant (MR), bourgmestre de Jurbise. « Pour moi, c’est une très mauvaise idée, un très mauvais signal qui est envoyé. À Jurbise, nous sortons d’un investissement conséquent, justement consenti pour renforcer la mobilité. »

En effet, 500.000 euros à charge de la ville et 500 000 euros à charge de la SNCB ont été consacrés à la construction d’un nouveau parking de 210 places. « Il est important de maintenir une présence physique quotidienne aux guichets, d’une part pour limiter le risque de dégradation mais aussi pour assurer un contact humain, donner les renseignements utiles, aiguiller les personnes plus âgées qui ne peuvent se servir des automates, renouveler les abonnements des jeunes, plus nombreux l’après-midi et les week-ends justement. »

Et la bourgmestre d’ajouter : « Comme souvent, ce sont les communes les plus rurales qui sont touchées. » De son côté, la SNCB a justifié ce choix par les habitudes et comportements des clients, toujours plus nombreux à quitter les guichets au profit des automates ou des achats en ligne. Des arguments qui ne parviennent pas à convaincre les élus locaux, pas plus que la CGSP Cheminots ou la CSC-Transcom, qui estiment « qu’il s’agit d’une nouvelle offensive de déstructuration du service public » et « d’un nouveau pas vers la déshumanisation et la désertification des gares. »

Ce mercredi, la CSC-Transcom a envoyé un courrier aux 37 bourgmestres wallons concernés afin de les inviter à "raisonner" la SNCB et leur rappeler "que cette diminution de l'offre aura un impact considérable sur l'attractivité de la gare située dans leur commune".