La zone de police, des institutions et des aides à domicile ont signé le protocole disparition seniors.

Le protocole disparition seniors a été lancé il y a 9 ans à l'initiative de la cellule disparition de la police fédérale et de la ligue Alzheimer. Depuis, pratiquement toutes les zones de police locale y ont adhéré. Celle des Hauts Pays vient ainsi de compléter le tableau en s'inscrivant dans ce dispositif qui permet d'accélérer la recherche des personnes âgées disparues.

"Avec le vieillissement de la population, le nombre de seniors augmente et avec eux, le risque de disparition. Nous devons nous adapter à ce phénomène", explique Patrice Degobert, chef de corps des Hauts Pays. "Nous avons sauté sur l'occasion d'adhérer à ce protocole, car il apporte une solution concrète qui va permettre à nos policiers de mieux faire leur travail et de mieux répondre aux besoins de la population et des institutions."

Car les institutions, comprenez les maisons de repos, ainsi que les aides à domicile, jouent un rôle crucial dans le protocole. "Ce sont les premiers maillons de la chaîne", souligne le commissaire David Rimaux de la cellule disparition de la police fédérale. "Pour les maisons de repos, nous demandons que le 101 soit averti dans les 20 minutes en cas de disparition. Il faut aussi des fiches de renseignement préremplies qui vont faciliter le travail de recherche. Le personnel doit en outre suivre une formation. Depuis 2016, les aides à domicile sont également invitées à prendre part au protocole. En effet, la moitié des seniors qui disparaissent ne vivent pas dans des maisons de repos. Tout comme 70% des malades d'Alzheimer. Le protocole permet dans ces cas-là aux aides à domicile de court-circuiter la procédure habituelle, pour qu'elles puissent prévenir directement la police en cas de disparition. Elles sensibilisent en outre les proches des seniors pour qu'ils remplissent une fiche de renseignements à placer dans une boîte, dans le frigo.La police pourra ainsi mettre directement la main sur de précieuses informations en cas de disparition."

Le protocole disparition seniors a déjà montré son utilité depuis qu'il a été lancé en 2013. Dans près de 25% des cas, la disparition d'une personne âgée débouchait sur un décès. La proportion est tombée à 10% en six ans. "210.000 personnes sont atteintes de démence en Belgique, et la plupart sont des personnes âgées", remarque Sabine Henry, présidente de la Ligue Alzheimer. "C'est un grand réconfort pour les familles de savoir que dans les maisons de repos et auprès des aides à domicile, il existe un dispositif qui permet de trouver plus rapidement une personne âgée disparue. C'est important que la société se mobilise."

Et les Hauts Pays se mobilisent. Mardi, une vingtaine de maisons de repos et d'aides à domicile ont rejoint la police locale pour signer le protocole. De quoi rendre les recherches plus efficaces et éviter des drames dans la région.