Des solutions sont recherchées afin de permettre un retour à la normale le plus rapidement possible.

Le 24 juin dernier, Eliane était hospitalisée au sein de l’un des nombreux services du site EpiCURA d’Hornu. Si dans un premier temps, la patiente pouvait compter sur la télévision pour animer ses longues journées, ce n’est à présent plus le cas. Depuis le 28 juin dernier, il faut trouver d’autres alternatives.

"Je suis allé me renseigner à la réception afin de comprendre ce qu'il se passait, sans avoir vraiment d’explications. Mon épouse a passé le week-end sans télévision", explique Max, son époux. "Le lundi aux alentours de midi, les choses semblaient être rentrées dans l’ordre mais en soirée, nous perdions à nouveau l’image. Depuis, aucune solution n’a pu être trouvée. C’est tout le site d’Hornu qui semble être concerné."

L’hospitalisation d’Éliane, déjà pénible, n’en est que plus difficile. "Pour les patients qui n’ont que la télévision pour faire passer le temps, ce n’est pas simple. Je suis auprès de mon épouse presque cinq heures par jour afin de lui tenir compagnie et de la distraire mais elle déprime, elle n’a rien à faire. Les journées sont vraiment très longues."

Et difficile de trouver des plans B, selon Max. "Pour l’instant, on tente de fonctionner avec des clés USB afin de lui permettre de regarder l’un ou l’autre film. Mais ce n’est pas toujours évident de trouver des choses qui lui plaisent. Elle est habituée à ses programmes, à ses séries. J’en ai discuté avec des voisins de chambre qui sont dans la même situation, qui se demandent quand tout cela sera rétabli. Certains n’ont pas beaucoup de visites, la télévision est leur seule distraction."

Contacté à ce propos, le service communication d’EpiCURA confirme que des soucis sont actuellement rencontrés sur le site d’Hornu. "Nous sommes au courant du problème. Ce lundi, le fournisseur était sur place pour dresser un inventaire et voir ce qui n’allait pas. Des mesures sont donc prises pour trouver une solution le plus rapidement possible", explique Delphine Cauchies. "Le problème provient d’un câblage, pas directement des télévisions."

Le problème aurait été progressif. Plusieurs chambres et services auraient été concernés avant que le dérangement ne s’étende à une plus grande partie du site.