Au plus fort du confinement, lorsque des consignes strictes devaient être respectées, la police boraine pouvait compter sur ses patrouilles covid pour veiller au grain. Par la suite, les agents mobilisés ont pu reprendre leurs missions habituelles alors que les mesures sanitaires se relâchaient et que la société, dans son ensemble, retrouvait un train de vie presque normal.

Mais depuis plusieurs jours, le nombre de cas recensés de coronavirus repart à la hausse. Si bien que les autorités adoptent de nouvelles mesures pour enrayer la propagation de l'épidémie. Port du masque, fermeture des établissements horeca, rassemblements limités… De nouvelles règles sont à respecter. Mais pour l'heure, du côté de la police boraine, veiller au respect de ces règles ne nécessite pas de dispositif particulier.

"Pour le moment, il n'a pas encore été nécessaire de remettre sur pied les patrouilles covid", explique Jean-Marc Delrot, chef de corps de la police boraine. "Nous ne sommes pas dans une situation comme durant le confinement, où les déplacements étaient limités au strict nécessaire et où nos patrouilles effectuaient de nombreux contrôles."

Les agents de la police boraine veillent malgré tout au respect des nouvelles consignes. "Nos patrouilles sur le terrain font attention au port du masque, à la fermeture des établissements horeca à l'heure voulue ou encore aux rassemblements. Nous n'allons pas en revanche dans les foyers vérifier les bulles évidemment", poursuit Jean-Marc Delrot. "Pour le moment, ces règles sont plutôt bien respectées sur notre zone. Il y en a encore quelques-uns qu'il faut rappeler à l'ordre, mais nous sommes dans une phase de sensibilisation. Ensuite viendront les amendes. Pour les propriétaires d'établissements, elle s'élève à 750 euros. Et pour les clients ou les citoyens qui ne respecteraient pas le port du masque par exemple, c'est 250 euros."

Même si elles ont démontré leur efficacité, espérons que les patrouilles covid de la Boraine ne reprendront pas du service. Cela rimerait en effet avec une aggravation de la situation sanitaire et des règles plus strictes à faire respecter.