Depuis le début de la guerre en Ukraine, la commune de Dour remue ciel et terre afin de trouver des solutions pour venir en aide aux ukrainiens. Collectes de dons, aller-retour vers l’ambassade ukrainienne à Bruxelles et accueil de réfugiés sont au programme de ce bel élan de générosité. Le travail commence à porter ses fruits puisque les premières familles ukrainiennes sont arrivées à Dour cette semaine. De nombreuses autres devraient suivre le pas dans les prochains jours et commencer à apprendre le français afin de s’acclimater au mieux à la région.

La concrétisation de tous ces projets soulage et émeut quelque peu le bourgmestre de Dour, Carlo Di Antonio. "J’étais ému lors de l’arrivée de la première famille ukrainienne ce lundi", confie-t-il. "Leur bonheur et leur soulagement au moment de découvrir leur logement nous a rapidement fait oublier les jours intenses de préparation et de mobilisation. Ce que nous vivons aujourd’hui est un moment inédit depuis des dizaines d’années. Je tiens à remercier les Dourois qui sont incontestablement présents pendant ces moments de crise."

La solidarité ne compte d’ailleurs pas s’arrêter en si bon chemin. Plus d’une cinquantaine de familles douroises se sont en effet portées volontaires pour héberger des réfugiés représentant un total de 120 places disponibles. Les premières familles accueillies vont commencer dans les prochains jours des cours intensifs de français. Quant aux enfants, ils prendront le chemin de l’école très bientôt. Au moins trois autres familles devraient arriver sur l’entité avant la fin de la semaine.

Ce dimanche sera également une journée charnière puisqu’une séance d’information pour les familles volontaires à l’hébergement sera organisée. S’en suivra dès 15 heures, une opération de soutien et de solidarité aux Ukrainiens composée de spectacles et concerts aux accents dourois et ukrainiens. De nombreuses autres initiatives voient également le jour un peu partout dans la région.

A noter que ces initiatives émergent de particuliers ou associations volontaires. Chacun est libre d’agir en fonction de ses envies et moyens. Les logements sociaux et l’argent du CPAS ne sont donc nullement utilisés pour mettre en place cette campagne de solidarité.