D’incroyables élans de générosité ont pris place à Dour depuis le début de la guerre en Ukraine. Le travail de la commune et des nombreux citoyens volontaires a permis à une quarantaine d’Ukrainiens de trouver refuge chez des familles douroises. Une fois en Belgique, les nouveaux venus sont soucieux d’apprendre rapidement le français afin de s’intégrer au mieux dans leur lieu d’accueil. Pour répondre à cette demande, la commune de Dour a une fois de plus pu compter sur la générosité de volontaires.

"Au-delà de l’accueil, certains dourois se sont mobilisés pour donner des cours de français aux Ukrainiens. Ce sont soit des anciens professeurs soit des personnes maîtrisant le russe et/ou l’ukrainien", confie Vincent Loiseau, échevin de l’Enseignement et coordinateur des cours de français. "Nous bénéficions également du soutien du CPAS qui met certains de ses locaux à disposition pour mettre en place les cours de français. C’est également le cas de la maison de quartier d’Elouges. Je tiens vraiment à les remercier pour leur soutien et implication."

Les Ukrainiens disposent, grâce à tous les volontaires impliqués dans l’apprentissage du français, de sept modules hebdomadaires de cours. Trois sont dispensés au sein de la maison de quartier d’Elouges et quatre le sont dans les locaux du CPAS. Des petits groupes d’Ukrainiens les suivent dans des séances de deux heures. Le travail des volontaires a d’ailleurs l’air de porter ses fruits. "Dès leur arrivée, les Ukrainiens voulaient rapidement apprendre le français. Cette motivation a pour effet qu’ils apprennent rapidement la langue. Ils sont vraiment soucieux de pouvoir se débrouiller", indique Vincent Loiseau.

Pour aller encore plus loin dans l’apprentissage, quatre modules supplémentaires seront prochainement créés. Ils permettront soit de donner cours à d’autres jours de la semaine soit de proposer de nouveaux modules. Ces cours sont destinés aux adultes et pour cause, les enfants ont été intégrés dans les établissements scolaires de l’entité. Une expérience enrichissante pour eux mais également pour les Dourois qui peuvent découvrir une nouvelle culture.

"L’intégration des enfants ukrainiens dans nos écoles semble également bien se passer. Cette expérience est riche pour les Ukrainiens comme pour les Dourois qui peuvent découvrir une culture différente et une manière de voir les choses différente", conclut Vincent Loiseau.