La question de la réouverture de la ligne ferroviaire Mons-Valenciennes est sur la table depuis plus de sept ans. Bien que le dossier ait connu des avancées ces dernières années, la SNCF bloque toujours la concrétisation de ce dernier. Les intérêts de part et d’autre de la frontière sont pourtant multiples.

Le bourgmestre de la commune frontalière d’Hensies, Éric Thiebaut, a rencontré la députée du Nord, Béatrice Descamps, afin de faire le point. "Du côté belge, le ministre Georges Gilkinet, en charge de la SNCB, m’a affirmé que tout était en ordre", explique Éric Thiebaut. "Béatrice Descamps me rapportait quant à elle que le blocage du côté français est dû à la SNCF qui ne donne toujours pas son accord."

De nombreux acteurs de terrain et politiques sont pourtant favorables à la réouverture de la ligne Mons-Valenciennes. "Des mouvements ont eu lieu en France demandant l’ouverture d’un maximum de liaisons entre les deux pays", poursuit Éric Thiebaut. "La chambre des commerces y est favorable également tout comme le port d’Anvers. Personne ne comprend pourquoi la SNCF bloque encore le dossier."

Les différents acteurs de ce dossier attendent tous un signe de la SNCF et cherchent des solutions pour qu’elle permette enfin le début du chantier. "J’envisage de contacter le Président de la République française, Emmanuel Macron, afin qu’il fasse bouger les choses du côté de la SNCF pour que l’on puisse enfin lancer le chantier", conclut Éric Thiebaut.