Le comité de concertation de mercredi sera sans doute décisif pour l'horeca. Confiné depuis un an, il a à peine pu profiter d'une parenthèse estivale. La situation est dramatique pour de nombreux cafetiers et restaurateurs qui ne cachent plus leur volonté de rouvrir. Signe que les mesures drastiques décidées il y a un an, quand le coronavirus nous est tombé dessus, ne sont pas tenables sur le long terme.

Eric Fernez fait partie de ces chefs étoilés qui avaient lancé un appel pour la réouverture des restaurants le 1er mai. À la veille du CODECO, le Baudourois se montre assez sceptique. "On ne sait pas où on va ni ce qui va être dit. Mais je n'ai pas l'impression qu'ils donneront l'ouverture pour le 1er mai. On parle plutôt de rouvrir les terrasses à partir du 8", commente Eric Fernez. "Mais est-ce équitable? Nous avons la chance de pouvoir aménager assez de tables en extérieur, mais je pense à tous mes confrères qui n'ont pas cette possibilité. Comment vont-ils faire?"

Pour le chef d'Eugénie à Emilie, la fermeture n'a que trop duré. "Quand on voit ce qui se passe dans les transports en commun ou sur les plages, la fermeture de l'horeca ne me semble pas justifiée", poursuit le chef. "Il va falloir prendre de grandes décisions assez rapidement si on veut éviter d'énormes conflits. Nous avions lancé un appel pour rouvrir le 1er mai, car il fallait bien ruer dans les brancards. Mais nous ne sommes pas des gangsters qui agissent en dehors des lois. Ce qu'il faut maintenant, ce sont des dates précises et un changement de stratégie."