Choisir à qui accorder sa confiance sans finalement avoir à s’en mordre les doigts n’est pas toujours chose aisée. C’est l’amère expérience vécue dernièrement par l’Étoile de Bonté. Le refuge, situé à Quaregnon, s’est en effet tourné vers un avocat afin de défendre son honneur après avoir été calomnié par une ancienne bénévole.

Les faits s’inscrivent dans un contexte particulier : la saisie d’une chienne de race yorkshire ayant donné naissance à sept chiots au refuge. "La bénévole, que nous connaissions depuis assez peu de temps, a accepté d’agir en maison d’accueil afin d’assurer les coins continus nécessaires à pareille situation", explique la SPA sur sa page Facebook.

Pour cette dernière, il s’agissait d’une solution bienvenue. "Impossible pour nous d’assurer une permanence sur place, indispensable pour des chiots venant de naitre. En outre, il y a un risque non-négligeable de contamination par toute sorte de pathogènes au sein d’un lieu de concentration d’animaux alors que les chiots ont un système immunitaire immature. Ce type d’assistance externe est courant et jusqu’alors, nous n’avions jamais eu à nous plaindre du moindre écart."

Malheureusement, cette fois, les choses ne se sont pas passées comme l’espéraient les équipes. "Très rapidement, elle a rompu le contact avec notre refuge. Nous ne pouvions pas présumer de la moindre intention fallacieuse ou dolosive. Nous avons tenté, de nombreuses fois, d’entrer en contact, sans succès. Dès lors, une autre bénévole s’est présentée à son domicile et a appris que les sept chiots étaient décédés et enterrés, ce qui statistiquement est hautement improbable, mais aussi qu’elle refuse de nous restituer la maman."

Un animal pourtant saisi par les services du bien-être animal et qui a été placé sous la responsabilité du refuge. "Cela s’apparente à du vol. Il est autorisé de penser que l'indélicate a probablement vendu les chiots ou les a promis comme tel. Elle n’a enfin jamais communiqué avec le refuge pour annoncer ces décès prétendus. Aujourd'hui, nous apprenons que des plaintes ont été déposées à notre encontre tant à l'égard d'organes communaux que de la police de l'environnement pour de fausses allégations de maltraitance au refuge et autres griefs infondés."

Et de poursuivre : "Il est incroyable, mais aussi insupportable pour nos équipes, d'être ainsi cloués au pilori alors que nous revendiquons la position de victime de la situation. Imagine-t-elle que c'est celui qui fera le plus de bruit ou qui attaquera le premier qui emportera le point ? Nous ne laisserons pas les choses en l’état et nous ne manquerons pas de faire valoir nos droits. Notre dossier de preuves est prêt et est entre les mains de notre avocat conseil."

Le refuge précise encore que les services du bien-être animal sont « scandalisés par ces agissements » et se rangent à ses côtés dans ce dossier.