La région du Borinage porte toujours les stigmates de l’agression mortelle de Logan Brogniez, au cours de laquelle William Guichart, un quinquagénaire reconnu pour sa sympathie, perdait tragiquement la vie sur le parking de l’Aldi à Tertre (Saint-Ghislain) le 6 novembre 2019. Nos confrères de Sudpresse révèlent ce matin que l’auteur de cette agression mortelle, Logan Brogniez allait être rejugé, en cour d’Appel.

Le tribunal correctionnel de Mons avait condamné Logan Brogniez à une peine de 7 ans de prison ferme. Selon nos confrères, le ministère public, qui avait requis dix ans de prison devant le tribunal correctionnel du Hainaut, division de Mons, est seul en appel. La culpabilité n’est pas remise en cause, elle est donc définitive. C’est la longueur de la peine qui pourrait être revue. Le profil de Logan inquiète en fait les autorités judiciaires, lesquelles estiment que la peine de sept ans est insuffisante.

Pour rappel, le 6 novembre 2019, Logan Brogniez avait mortellement roué de coups William Guichart, sur le parking du magasin Aldi à Tertre (Saint-Ghislain). Le prévenu était en état de récidive générale. Ce jour-là vers 18 h, William Guichart est décédé d’une décompensation cardiaque aiguë. Le quinquagénaire venait d’être agressé par Logan Brogniez. Les coups furent d’une extrême violence.

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Selon le légiste, c’est la violence des coups qui a entraîné un stress cardiaque chez la victime, sujette à des problèmes cardiaques. Un sévère traumatisme crânien, une mâchoire fracturée et un œil crevé ont également été relevés lors de l’autopsie du corps de William Guichart.

Le substitut du procureur du roi avait déclaré lors de l’audience précédente que l’enquête avait été difficile, faute de témoins, avec deux versions contradictoires entre le prévenu et sa compagne, interpellés le soir même vers 20 h. “Ils ont essayé de reporter la faute sur la victime mais tous les éléments vont dans le sens inverse. C’est bien le prévenu qui a poursuivi la victime et qui a porté les premiers coups.”

Mais William Guichart, un homme décrit comme bienveillant et pas bagarreur, n’avait aucun antécédent judiciaire alors que le prévenu, lui, a un casier judiciaire fort chargé. Le procureur du roi avait écarté toutes causes d’excuse comme la provocation ou la légitime défense. Par ailleurs, le prévenu était aussi poursuivi pour une autre scène de violence qui a eu lieu en juillet 2019 dans une station-service de la région de Mons. La victime avait été insultée et frappée par le Dourois qui bloquait la circulation. “Là aussi, il s’est présenté en victime et il a eu une réaction totalement disproportionnée”, avait alors conclu le procureur, qui avait détaillé les lourds antécédents judiciaires du prévenu.