L'aspirante policière est passée aux aveux. Elle était sur le point d'être nommée.

Le travail des enquêteurs de la section crimes de la PJF de Mons-Tournai a permis d'interpeller plusieurs personnes mardi dans le cadre du meurtre d'Yvon Gehin, cet octogénaire retrouvé mort d'une dizaine de coups de couteau à Jurbise. Confrontée aux éléments de l'enquête, l'une des personnes suspectées, Mélissa B., est passée aux aveux avec "le vol d’argent comme mobile apparent des faits", précisait le Parquet mardi.

Née en 1993, Mélissa B. était aspirante policière. Après avoir suivi sa formation à l'académie de police de Jurbise, elle était sur le point d'être nommée pour intégrer les forces de l'ordre. L'avenir semblait tout tracé pour cette jeune Sonégienne. C'était avant qu'elle commette l'irréparable. D'après nos informations, Mélissa B. connaissait Yvon Gehin et savait qu'il avait de l'argent. Mais si tout a été retourné dans la maison de l'octogénaire, sa meurtrière n'aurait pas réussi à mettre la main sur le magot espéré.

Pour rappel, Yvon Gehin, 88 ans, avait été découvert par une infirmière à domicile le 23 mars dernier aux alentours de 14h40 au sein de son domicile, situé chaussée Brunehault dans le village de Masnuy-Saint-Jean à Jurbise. Le corps de l'octogénaire présentait plusieurs dizaines de coups de couteau, ne laissant donc aucun doute quant à l’intervention d’un tiers.

Les enquêteurs de la PJF Mons-Tournai se sont alors activés à faire la lumière sur les circonstances de ce drame. Ils avaient établi le décès de la victime dans l’après-midi du dimanche 22 mars. Ils avaient poursuivi leurs recherches sur base des éléments de police technique et scientifique relevés par le laboratoire et sur base de l’exploitation des images de caméras de surveillance des environs et d’une enquête de voisinage menée intensivement malgré le contexte difficile. Le 26 mars, un appel à témoins était lancé. Mardi, les enquêteurs menaient une perquisition conduisant à l'interpellation de plusieurs personnes, dont Mélissa B. qui passera aux aveux plus tard dans la journée. L'aspirante policière n'avait aucun antécédent judiciaire. Elle doit comparaître devant le juge d’instruction dans les prochaines heures. "L’enquête est poursuivie par la police judiciaire fédérale afin d’éclaircir complètement cette douloureuse affaire criminelle", a communiqué le Parquet de Mons.

A Jurbise, cette douloureuse affaire criminelle n'est pas sans rappeler le meurtre de Michel Robette. En 2016, l'homme de 83 ans avait été torturé puis tué dans le cadre d'un vol.