Borinage

Il explique en outre qu'il chargeait une camionnette avec Franz Pottiez lorsque des coups de feu ont éclaté dans la ferme.

Lundi, lors du premier jour du procès de cinq hommes et d'une femme, accusés d'un vol avec meurtre commis en octobre à Roisin devant la cour d'assises du Hainaut, la présidente Jackers a procédé à l'interrogatoire de trois accusés. Loic Harvengt a déclaré qu'il était présent sur la scène de crime mais il n'a pas pu identifier ses complices. Il a déclaré que c'est Franz Pottiez (absent pour maladie et dont le cas a été disjoint) qui lui a donné les noms de Josué Krier, Brandon Kempfer et Torino Dubois.

Loïc Harvengt a raconté qu'il ne voulait pas participer à ce vol avec violence du stock de cigarettes planqué dans la ferme de la famille Libiez à Roisin. Une semaine avant les faits, ils ont surveillé la ferme mais ils n'ont rien fait car les occupants étaient réveillés. Ils ont remis le couvert, une semaine plus tard.

Alors que Harvengt et Pottiez chargeaient une camionnette, des coups de feu ont éclaté dans la ferme. "Je suis désolé d'avoir dit que c'étaient eux. C'est Pottiez qui m'a donné les noms. Je ne les ai pas identifiés", a déclaré Harvengt, qui dit aussi avoir reçu des menaces de mort au sein de la prison de Nivelles. Il a ensuite été transféré à Dinant.

Josué Krier et Torino Dubois contestent s'être rendus à Roisin cette nuit-là. Ils ont expliqué à la cour qu'ils sont allés à Soignies pour voler une remorque et de l'outillage, revendus à 1.500 euros à un tiers. Selon Krier, Franz Pottiez était fâché car il était intéressé par le butin. Dubois conteste avoir eu un différend avec Pottiez.

L'absence de Franz Pottiez dans ce procès risque de peser sur les débats. Son cas a été disjoint car un médecin légiste a constaté qu'il était incapable de comparaître devant la cour en raison de son état de santé.

Loïc Harvengt a raconté qu'il devait tout à Franz Pottiez, qui était comme un père pour lui. "Il m'a fait la misère car je passais plus de temps avec ma copine qu'avec lui. J'ai refusé de participer à ce vol. Pottiez a abordé le sujet un mois avant. Il avait envie d'aller voler des cigarettes là-bas. Je ne pensais pas qu'il allait le faire. Il insistait pour que j'aille avec lui. Je ne suis pas un voleur, j'avais 30.000 euros sur mon compte".

Quelques heures après le meurtre de Jean-Claude Libiez, tout ce petit monde (sauf les voisins Thomas Audin et Sylvie Cuellle qui ont appelé les secours) s'est retrouvé dans une discothèque à Jemappes. Loic Harvengt prétend qu'il n'a pas vu avec qui Franz Pottiez discutait et les deux autres contestent avoir bavardé avec lui.

Ce mardi, la cour interrogera Brandon Kempfer, Thomas Audin et Sylvie Cuelle avant d'entendre les premiers témoins.