Borinage

Le Colfontainois était notamment entraineur d'athlétisme à l'Olympic Saint-Ghislain Athlétisme.

William Guichart n’avait que 50 ans et était père de famille. Il laisse derrière lui deux fils, une sœur et de très nombreux proches sous le choc de son décès aussi brutal qu’atroce. Le Quaregnonnais d’origine résidait à Wasmes et n’était pas connu des services de police. Depuis l’annonce de sa mort, les messages de condoléance affluent de toute part.

Il faut écrire que le quinquagénaire était connu et particulièrement apprécié dans la région. Magasinier polyvalent, il consacrait énormément de temps aux autres, notamment à travers le sport. Celui que beaucoup surnommaient coach était en effet entraineur d’athlétisme à Saint-Ghislain. Il faisait partie du club depuis plus de 30 ans. L’athlétisme n’était pas la seule discipline chère à son cœur puisqu’il avait également joué, coaché, dirigé et arbitré un club de volley. Belfius Mons-Hainaut a également salué la mémoire d'un ami et steward "sympathique, attachant, toujours dévoué."

"Ce matin, je découvre que la personne qui a perdu la vie était une très belle personne. Un coach qui avait toujours une belle parole pour ma fille, un sourire pour nous saluer sur la piste de l’OSGA (l’Olympic Saint-Ghislain Athlétisme, NdlR). J’espère que la vie rattrapera les individus qui ont arraché la vie de ce papa", peut-on notamment lire sur la toile.

Des dizaines et dizaines de messages vont dans le même sens. "Un père extraordinaire, un coach fantastique, un ami hors du commun,… (…) Je ne te dis pas adieu, juste merci pour ce que tu représentes pour beaucoup de personnes", écrit un vieil ami. "Que dire ? Tu as été mon moniteur à la plaine. Toujours le soutire, toujours à faire des blagues,… Un cœur en or, un papa super,… Je suis encore sous le choc."

Bon vivant et bienveillant avec ses proches, l’homme laissera sans aucun doute un grand vide dans le cœur de tous ceux qui l’ont connu. "Je n’en reviens toujours pas. Toi qui riais toujours, toi qui étais le premier à rendre service, toi qui étais un véritable nounours,… Comment a-t-on pu t’assassiner ?" Une question qui, ce jeudi, reste sur toutes les lèvres.

Rappelons que les personnes impliquées dans l’altercation de ce mercredi soir ont pu être interpellées dans le courant de la nuit et sont actuellement auditionnés.