Si leur présence dans nos régions est bien normale, les dégâts qu’ils occasionnent régulièrement dans les jardins et propriétés ont de quoi susciter un sentiment de colère. Consciente que la situation n’est pas agréable à vivre, la députée-bourgmestre de Jurbise, Jaqueline Galant (MR) a récemment interpellé le ministre de l’agriculture Willy Borsus (MR).

Cette intervention auprès du ministre fait suite aux plaintes exprimées par plusieurs riverains de l’entité de Mons-Borinage ces dernières semaines concernant l’apparition de plus en plus fréquente de sangliers aux alentours de leurs habitations. "Cette surpopulation entraine notamment des dégâts au niveau agricole et pour les propriétés privées", regrette la bourgmestre.

"De plus, elle perturbe notre biodiversité et peut occasionner des accidents de la route. Le message est clair, le ministre en appelle au sens des responsabilités des chasseurs pour réduire cette population. De plus, la Wallonie a adopté plusieurs mesures comme l’allongement de la période d’ouverture de chasse durant les mois de janvier et février ou encore la simplification de l’octroi des autorisations de destruction des sangliers." Un plan de tir simplifié au sanglier est également d’application depuis décembre 2019.

"Les efforts ont permis de canaliser, en partie, cette population et doivent encore être accentués. Cependant, le tir n’est pas possible partout. J’ai donc insisté pour que la Wallonie, en concertation avec les chausseurs et le département nature et forêt (DNF), puisse trouver une solution afin de lutter contre la présence des sangliers tout en maintenant la sécurité des citoyens. Enfin, des solutions en matière d’indemnisation doivent elles aussi être trouvées."

Jacqueline Galant estime que "les communes sont trop souvent démunies face au problème alors que les assurances refusent d’indemniser les citoyens lésés." On se souviendra par exemple que du côté de Saint-Ghislain, plusieurs riverains ont subi d’importants dégâts dans leurs jardins et avaient souhaité faire entendre leur voix auprès des autorités communales, sans réel succès.