La demande était formulée avec force depuis longtemps, elle a enfin été rencontrée. Depuis ce mardi, les bourgmestres reçoivent des rapports plus détaillés pour suivre l'évolution de l'épidémie de coronavirus sur leur commune. Les informations collectées par Sciensano sont transmises en Wallonie par l'Aviq et le centre de crise.

Dans la région du Centre, les premiers rapports sont tombés mardi. Dans le Borinage, en fin d'après-midi, on n'avait pas encore vu la couleur des données tant attendues. La nouvelle est donc accueillie avec un brin de scepticisme. Ce ne serait pas le premier couac.

"J'espère que ça ne va pas tarder", commente Jacqueline Galant (MR), bourgmestre de Jurbise. "Jusqu'à présent, nous apprenions tout par la presse. Je me réjouis que nous puissions avoir des données fiables pour nos communes qui nous permettront de mieux gérer cette crise, d'autant plus qu'on nous demande de prendre des dispositions supplémentaires."

Même son de cloche du côté de Dour. "On demande beaucoup aux bourgmestres dans la gestion de cette crise. Par contre, jusqu’ici nous ne recevions que très peu d’infos. Espérons que cela change enfin afin que nous puissions être plus efficaces encore", réagit Carlo Di Antonio (CDH) sur les réseaux sociaux.

Pour Jean-Marc Dupont (PS), bourgmestre de Frameries, ces rapports peuvent être utiles. Mais attention au revers de la médaille. "Ça peut apporter des informations complémentaires utiles. Mais comme je le dis depuis le début, le virus ne s'arrête pas aux frontières des communes. Les mesures doivent être prises en bonne intelligence avec les autorités fédérales qui gardent prioritairement la main dans la lutte contre le coronavirus. Il ne faudrait pas tomber dans une comparaison malsaine entre communes, et encore moins se lancer dans de la surenchère politique sur le covid", préconise Jean-Marc Dupont.