Désinfection des mains, port du masque, aération des locaux, fermeture des cantines, … de multiples mesures sont prises depuis quelques mois et changent l’organisation des écoles. À la suite des réactions du personnel de l’enseignement par rapport aux mesures annoncées, la CGSP et les autres syndicats ont proposé un arrêt de travail. "Durant la première heure de cours de ce jeudi matin", détaille Michèle Honoré, secrétaire régionale de la CGSP enseignement Mons-Borinage. "C’est un signal qu’ils veulent lancer au monde politique et s’il n’est pas entendu, une grève aura lieu le 30 mars."

Depuis mai dernier, beaucoup de mesures ont été prises pour les écoles et entre-temps d’autres règles sanitaires sont venues s’ajouter. "La circulaire de ce week-end, c’était la couche de trop. Chaque fois, il faut demander aux enseignants de s’adapter dans des temps très courts." Pour ces derniers, la situation devient de plus en plus compliquée et ils ont l’impression que la profession n’est plus prise au sérieux. "On ne nous prend pas vraiment en considération », témoigne une institutrice. "Nous sommes sur le terrain mais on ne nous demande pas comment ça se passe, quelles sont les mesures adéquates, … On ne tient pas compte de notre avis."

Depuis ce mercredi, professeurs et enfants doivent se plier à de nouvelles règles telles que l’obligation du port du masque pour les élèves de 5ème et 6ème primaire. Des mesures prises pour quelques jours puisque dès lundi, les écoles primaires et secondaires et supérieures seront à nouveau fermées. "Pour l’apprentissage des enfants, je ne pouvais pas imaginer cela. On a déjà beaucoup de difficultés à rattraper le retard cumulé et cette fermeture risque encore de créer un fossé. D’un point de vue santé, je suis pour la fermeture mais pour la scolarité enfants, je suis contre", détaille l’institutrice. Cependant, même si la situation actuelle est stricte, les cours devraient reprendre en présentiel dès le 19 avril.

Si toutefois la fermeture des écoles est une solution pour pallier le problème, la CGSP enseignement revendique également la vaccination pour les enseignants. « Ils devraient être dans les professions reconnues comme essentielles et recevoir le vaccin prioritairement », poursuit Michèle Honoré.