Le thermomètre s’est affolé, ce week-end ! Avec près de 15,4°C enregistrés, ce 21 février a été le plus chaud de l’histoire de la Belgique. C’est donc assez naturellement que de nombreux citoyens ont eu l’envie de profiter de ces températures printanières… Et de laisser derrière eux un climat anxiogène et les mesures sanitaires qui vont de pair. Certaines images, enregistrées à Liège ou dans le Bois de la Cambre illustraient ce constat. Chez nous pourtant, les zones de police dressent un bilan plus positif.

Du côté de la zone de police boraine, on précise que ce week-end n’a été ni plus calme, ni plus agité que les précédents. Entre vendredi et dimanche, seuls huit « PV covid » ont été rédigés, à chaque fois pour non-respect du couvre-feu. "À part quelques exceptions, les citoyens ont dans l’ensemble bien respecté les mesures sanitaires et cela malgré la météo clémente", précise Siham Zanoun, en charge de la communication.

Les citoyens borains se sont donc montrés responsables, tout comme les Montois. La zone de police Mons-Quévy se montre elle aussi satisfaite. "Nous n’avons pas constaté d’augmentation du nombre de PV dressés ce week-end", confirme Morgane François, en charge de la communication. "Nous nous sommes davantage inscrits dans une dynamique de prévention. Certaines personnes ont été rappelées à l’ordre, il a fallu disperser quelques groupes mais dans l’ensemble, c’était plutôt calme."

Une attention particulière a malgré tout été portée aux lieux publics, plus précisément les parcs publics ou les lieux susceptibles d’encourager les rassemblements, par exemple le Skate-park. "Il y avait naturellement plus d’affluence que ces derniers mois dans certains lieux mais nous sommes conscients que la période est compliquée pour tout le monde. Nous avons évité autant que possible la répression et n’y avons eu recours que lorsque c’était vraiment justifié."

Le discours est sensiblement identique du côté de la zone de police des Hauts-Pays, où l’on précise que le focus a été mis sur la sensibilisation plus que sur la répression. "Les patrouilles se sont organisées comme à l’accoutumée, elles n’ont pas été renforcées ni orientées différemment. » Bref, malgré un climat on ne peut plus agréable et la tentation forcément plus forte de « revivre comme avant", en famille et entre amis, les citoyens n’ont pas oublié qu’en matière de crise, rien n’est encore joué.