Peser plus lourd, notamment dans le cadre des appels à projets, et exister à l’échelle européenne, c’est une ambition que partagent les régions de Mons-Borinage et du Centre. Cette ambition se traduit désormais autour d’une vision commune et d’axes stratégiques pour le Cœur du Hainaut à l’horizon 2050. C’est l’intercommunale IDEA, qui regroupe par nature ces deux sous-bassins de vie, qui en assure la coordination.

"Le Cœur du Hainaut est aujourd’hui un territoire qui bouge et qui peut compter sur une dynamique ambitieuse portée par l’ensemble des forces vives : universités, centres de recherche, villes et Communes, entreprises, acteurs de la santé, bassin EFE Formation, province de Hainaut, acteurs de la santé ou bien encore de la culture et du tourisme", se réjouit Jacques Gobert (PS), président de l’intercommunale.

Sept thématiques ont été épinglés et font désormais l’objet d’une réflexion, portée par des groupes de travail dédiés. Il s’agit des matériaux et de l’énergie, de l’économie circulaire, du numérique, de la mobilité, de la santé, de l’agro-alimentaire, de la culture et du tourisme. "Aujourd’hui, les acteurs se parlent, partagent, collaborent au sein de différents groupes de travail et donnent ainsi naissance à une stratégie intégrée et multi-acteurs, essentielle pour le portage de projets ambitieux et structurants pour l’ensemble du territoire, plus spécifiquement encore dans le cadre de la prochaine programmation Feder."

L’objectif n’est évidemment pas de faire disparaitre l’identité de chaque bassin de vie. Mais bien de s’imposer et de décrocher des aides budgétaires pour concrétiser des projets qui se voudront cohérent à l’échelle du Cœur du Hainaut. "Il est primordial de construire une vision commune et de se préparer à répondre, ensemble, aux appels à projets européens, fédéraux, régionaux", confirme Jacques Gobert. "Il s’agit vraiment d’une co-existence, Mons ne prend pas le dessus sur le Centre, et inversement."

"Tous les acteurs concernés se parlaient déjà parce qu’ils parties de la zone de couverture d’IDEA, mais ce qui change, c’est que politiquement, le message est porté par le bourgmestre de Mons et par le bourgmestre de La Louvière", ajoute de son côté Caroline Decamps, directrice générale de l’intercommunale. "Ce portage politique, cette vision commune vont permettre de positionner nos régions comme une métropole aux côtés de Charleroi et de Liège."

Aujourd’hui, une centaine d’acteurs est mobilisée, ce qui représente quelque 300 personnes.