Ce mardi, la CNE annonçait que les laboratoires EpiCURA des sites d’Hornu, de Baudour et de Frameries fonctionneraient en service minimum afin de dénoncer « une charge de travail extrême causée par une gestion des ressources humaines médiocres. » Ce mercredi, c’est au tour de la direction d’EpiCURA de réagir.

"Si la Direction comprend les difficultés vécues sur le terrain, elle déplore néanmoins que ce mouvement de grogne de la CNE survienne durant une période critique lors de laquelle l’hôpital subit une pression énorme", communique le groupe hospitalier, ajoutant qu’une concertation sociale, prévue de longue date, est programmée à ce sujet lundi prochain, le 26 octobre donc.

"La première mission d’EpiCURA et de tous ses collaborateurs est d’assurer les soins aux patients. La crise sanitaire actuelle impose à chacun, tous départements confondus, un rythme de travail différent et engendre une grande fatigue physique et nerveuse. Face à la difficulté de recruter du personnel (pénurie de technologues de laboratoire et de personnel infirmier) et à un taux d’absentéisme frôlant les 20% parmi les soignants, EpiCURA a besoin de toutes les forces vives au chevet des patients."

Le mouvement de grogne tombe donc mal. "Les prochaines semaines s'annoncent difficiles et il sera indispensable de faire preuve de solidarité, de collaboration et de respect. La cohésion et la paix sociale sont des facteurs clés pour surmonter cette nouvelle phase de l’épidémie", précise encore le groupe, espérant apaiser les tensions sociales.

Concrètement, la mise en service minimum des laboratoires implique que les centres de prélèvements soient fermés. Les tests covid-19 planifiés dans le cadre d’une hospitalisation et les analyses urgentes seront en revanche assurés.