La commune de Mons et les cinq communes boraines (Boussu, Colfontaine, Frameries, Quaregnon, Saint-Ghislain) sont aujourd’hui plus proches que jamais. Elles viennent en effet d’être retenues par le ministre des pouvoirs locaux, Christophe Collignon, dans le cadre de l’appel à projets pour l’élaboration de projets supracommunaux lancé en fin d’année dernière. La « communauté urbaine Mons-Borinage » pourra ainsi bénéficier d’un subside annuel de 90 000 euros pour développer différents projets communs.

Les communes avoisinantes, à savoir Dour, Hensies, Honnelles, Jurbise, Lens, Quévy et Quiévrain, n’ont pour l’heure pas été conviées à rejoindre cette communauté, ce que regrette Jacqueline Galant, présidente de l’arrondissement MR de Mons-Borinage. "Ce premier accord est un bon début, mais j’estime que nous devons être bien plus ambitieux", explique la bourgmestre de Jurbise. "J’ai toujours considéré qu’au-delà des clivages politiques, l’union fait la force. Cette communauté doit donc essayer de rassembler l’ensemble des forces vives. Une équipe de 13 est bien plus consistante afin de faire grandir notre région de Mons-Borinage."

Les Bourgmestres de la région ont déjà prouvé qu’ils pouvaient s’unir afin notamment d’essayer de placer Mons et son arrondissement en tant que troisième pôle wallon. "Au total, nous sommes près de 250.000 habitants. Notre région a toutes les cartes en mains pour rayonner avec des entreprises à la pointe et des universités au top au niveau mondial. Je veux aller au-delà de ces clivages et j’espère que nous pourrons nous rencontrer à l’occasion, par exemple, d’une Task Force des Bourgmestres de Mons-Borinage. La porte est ouverte pour travailler ensemble, il y a des subsides importants à aller chercher. J’espère être conviée afin de porter des projets communs. "

Initialement, une enveloppe d’1,5 million d’euros était consacrée à cet appels à projets. Ce sont finalement 2,3 millions d’euros qui y seront consacrés, suite au succès rencontré. Les critères à remplir étaient au nombre de trois : offrir une couverture territoriale de plus de 50.000 habitants, proposer une structure se composant d’au moins cinq communes partenaires, s’engager à remplir des objectifs régionaux qui visent exclusivement à animer et coordonner un territoire. Les projets retenus l’ont été grâce à leur capacité à coordonner les besoins du terrain et animer un territoire, à rassembler des moyens financiers pour une meilleure utilisation (mutualisation de projets, marchés conjoints,…), à permettre à des élus et fonctionnaires de s’organiser pour d’avantage d’efficacité et finalement à développer et mettre en œuvre une gouvernance supracommunale par la coopération de communes.