Les chiffres annoncés auraient de quoi faire tourner la tête. Ce lundi, NGK Ceramics Europe a annoncé sa volonté d’investir 19 millions d’euros dans un processus supplémentaire avancé dans le cadre de la mise en œuvre de l’Euro 7, la norme européenne d’émission automobile. Cet investissement s’ajoute aux 43 millions d’euros déjà annoncés en janvier dernier pour procéder au renouvellement d’importants équipements de procédés.

Ce processus d’investissement par étapes "vise à minimiser le risque de dépenses d’investissement", précise-t-on du côté de la société, présente à Baudour. "Les équipements principaux seront remplacés par des équipements de dernière génération, utilisant les technologies les plus modernes en termes de digitalisation, d’automatisation de procédés permettant ainsi une véritable transition énergétique et révolution numérique."

L’objectif reste de fabriquer des substrats en céramiques Honeyceram, plus performants, utilisés dans les pots catalytiques, et nécessaires à la mise en œuvre de la nouvelle norme européenne. "On peut parler d’une refonte complète du site de Baudour, qui sera réalisée sur les trois prochaines années et qui nécessitera un montant d’investissement total estimé à plus de sept milliards de JPY, soit 62 millions d’euros."

Des sommes colossales donc, mais nécessaires. "Les défis climatiques et la prise de conscience sociétale de ces enjeux conduisent à de nouvelles normes plus contraignantes et de nouvelles technologies", confirme le groupe japonais. "Ainsi, les véhicules atmosphériques et hybrides qui représentent la majorité des véhicules vendus en Europe doivent continuer à réduire leurs émissions."

La norme européenne Euro 7, avec une mise en œuvre attendue en 2025, représente un nouveau défi technologique pour l’industrie automobile européenne. « L’ambition de NGK Ceramics Europe est triple et est en parfaite harmonie avec celle du gouvernement wallon : sociétale, économique et écologique. » Sociale via le maintien des emplois CDI de qualité et à haute valeur ajoutée et la pérennisation du site européen, économique via l’apport de technologie de pointe en Wallonie et un niveau de formation revu à la hausse, et écologique enfin grâce à la mise en œuvre de procédés plus pointus.

Les prochaines années seront donc source de renouveau pour l’entreprise, leader dans le domaine de la céramique et active dans plus de 20 pays dans des domaines tels que la mobilité, l’énergie, l’informatique et l’industrie.