Borinage

Une réunion entre les parlementaires et la SNCB est prévue dans quelques jours, il faut donc préparer l'argumentaire.

Ces dernières années, les navetteurs de la ligne 96 qui relie Quévy à Bruxelles se sont régulièrement fait entendre pour dénoncer les retards intempestifs dont ils sont victimes, les correspondances ratées, les trains annulés,… mais aussi la mauvaise desserte de cette ligne pourtant importante dans la région.

Une éclaircie pourrait percer dans les prochaines années avec la mise sur pied d’un nouveau plan de transport 2020-2023. Mais rien n’est garanti. Aujourd’hui, Manu Disabato (Ecolo), récemment élu député, entend donc préparer le terrain. « J’ai sollicité l’avis des navetteurs afin de voir avec eux quelles revendications mettre en avant dans le cadre de ce nouveau plan de transport », commente l’élu.

Se battre pour renforcer l’offre devrait naturellement faire partie des doléances. « De mon point de vue, il est important que tous les élus de la région, peu importe leur couleur politique, se mobilisent et parlent d’une seule et même voix. Si chacun y va de sa propre revendication, on risque de se disperser et de perdre en force de persuasion. »

La SNCB a invité les parlementaires à discuter de ce nouveau plan le 28 juin prochain. Le plan de bataille devra donc être établi rapidement entre navetteurs et élus locaux. « Je vais reprendre contact avec certains navetteurs déjà très actifs dans la gestion de ce dossier et avec mes collègues de l’arrondissement. J’ai longtemps emprunté cette ligne, je sais ce que vivent les usagers. Il est temps de proposer des solutions. »

Certaines améliorations sont parfois à constater mais celles-ci ne s’inscrivent généralement pas dans la durée. Et à ces retards s’ajoute encore le fait que le tronçon reliant Mons à Quévy n’est pas desservi le week-end. De même, à partir de 20 heures, il devient hasardeux d’espérer une correspondance à Mons vers Quévy, ce qui handicape évidemment les navetteurs qui rentreraient tard de Bruxelles.

Pour inciter les citoyens à se tourner vers les transports un commun, il parait urgent de proposer des alternatives solides et confortables. Ce qui n'est pas vraiment le cas sur la ligne 96.