Les Dourois sont à bout. Ces dernières semaines, à plusieurs reprises, ceux-ci se sont retrouvés plongés dans le noir complet. Ces pannes, généralement constatées en soirée, s’étalent généralement sur plusieurs heures. Le ras-le-bol est désormais total et nombreux sont ceux qui exigent des explications.

Sur les réseaux sociaux, notamment, un simple coup d’œil suffit à comprendre que le constat est généralisé et que la coupe est pleine. "Il y en a marre de ces coupures de courant intempestives (…) La dernière fois, plus de trois heures sans électricité. Si encore, c’était exceptionnel. Mais non, c’est récurrent !" explique une Douroise. "À ce rythme-là, ce ne sont plus des pannes mais du délestage."

Plusieurs riverains semblent aller dans le même sens et évoquent des coupures programmées. "Ras-le-bol de ces délestages camouflés en panne !", "Nous avons été prévenus il y a déjà deux ans, le délestage se fera de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps." Pour certains citoyens, il faut désormais s’y préparer et trouver des alternatives.

Mais du côté d’Ores, opérateur des réseaux gaz et électricité, on rassure : il n’est absolument pas question de délestage. « Il s’agit vraiment d’incident, de courts-circuits qui induisent des pannes. "En Belgique, à ce stade, nous ne parlons plus de délestage et si cela devait être le cas, ce ne serait d’une part, pas décidé à notre niveau et ce serait, d’autre part, communiqué de manière transparente", assure Jean-Michel Brebant, porte-parole d’Ores.

En réalité, les pannes régulières constatées dans la région de Dour et plus globalement des Hauts-Pays sont liées aux récentes conditions climatiques. "Nous en avons comptabilisé sept ces trois dernières semaines, dont une encore ce mercredi matin. Nos câbles souterrains sont parfois déjà anciens et l’isolation ne joue plus toujours son rôle en période de froid, de gel, de dégel et de pluies. Les terrains bougent et son gorgés d’eau, ce qui entrainent des courts-circuits en plein câble."

L’opérateur ne cherche pas à minimiser les désagréments subis par les riverains. "Il ne s’agit pas d’une situation normale et nous comprenons les difficultés que cela peut entrainer. Dès que la période sera moins perturbée, d’un point de vue météorologique, des analyses ciblées seront effectuées et des interventions seront prévues dans la foulée afin que cela n’arrive plus." Ces interventions s’ajouteront à d’autres travaux de modernisation du réseau, d’ores et déjà planifiés.