C’est reparti pour un tour : les citoyens qui souhaiteraient s’opposer au projet de construction et d’exploitation de six éoliennes sur les territoires de Mons et de Frameries, le long du R5, sont invités à se manifester une nouvelle fois. En effet, une deuxième enquête publique s’est ouverte ce jeudi 14 janvier. Une procédure nécessaire puisqu’en première instance, l’octroi de permis avait été refusé par les fonctionnaires technique et délégué de la Région wallonne et qu’un recours avait été introduit par le porteur de projet, la société Luminus.

Cette seconde enquête publique sera clôturée le 15 février prochain et porte en fait « sur un complément à la première enquête, réalisée entre le 9 juin et le 9 juillet dernier, et plus spécifiquement sur une analyse détaillée du respect des critères liés à l’encerclement de certaines habitations, des mesures supplémentaires en faveur de la chiroptérofaune (les chauves-souris, NdlR) et à une étude de risques demandée par Infrabel." Le projet a par ailleurs fait l’objet d’une étude d’incidence sur l’environnement.

Dans nos colonnes en décembre dernier, Luminus confirmait qu’à l’issue du refus d’octroi de permis, de nouvelles études complémentaires avaient été lancées afin d’étudier certains points, par exemple l’impact du projet sur le paysage. Une étude de risques à la suite de recommandations émises par Infrabel, risques alors jugés « acceptables en l’espèce », avait aussi été commanditée. Ces nouvelles données permettront-elles de convaincre les riverains et les autorités communales ? Cela reste à voir.

En effet, lors de la première enquête publique et à l’époque des premiers avis consultatifs, la ville de Mons avait dit « non » afin de protéger le site de la Malogne, tandis que la commune de Quévy avait dit « non » pour éviter une nuisance visuelle. À Frameries, l’avis était positif mais conditionné. Les riverains avaient quant à eux soulevé "projet inadapté à l’endroit, notamment par rapport à la cohabitation avec les riverains et au respect de leur cadre de vie, des effets d’ombrage supérieurs à 100 heures par an alors que la loi n’en autorise que 30, des émissions acoustiques, un impact sur la biodiversité, une co-visibilité importante avec les parcs éoliens voisins ou encore des compensations environnementales trop restreintes."