C’est un nouveau cap que franchira ce soir Anaïs Lheureux. Après avoir lancé, en juillet dernier, un compte Instagram dédié à la brocante, elle ouvrira, ce lundi soir à 19 heures, son site internet (www.lecharmedautrefois.com). Une nécessité compte tenu du succès que le concept de la jeune Framerisoise rencontre.

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En seulement six mois, ce sont presque 4000 personnes qui se sont abonnées à la page Instagram de cette passionnée de brocantes. "J’avais volontairement choisi Instagram. La page restera évidemment active, des exclusivités y seront toujours proposées, mais le site internet va me permettre de gérer au mieux toutes les commandes", explique Anaïs Lheureux.

"Je n’avais pas prévu de l’ouvrir tout de suite, j’avais d’abord pensé le faire à l’occasion de la première année d’activité. Mais le succès est bien là et j’ai besoin de pouvoir me faciliter un peu la vie afin de pouvoir conserver à côté une vie sociale et une vie de famille." Il faut écrire que la jeune maman ne ménage pas ses efforts pour faire craquer le cœur de ses abonnés.

Chaque soir, elle propose à l’adoption (et non à la vente) des objets chinés dans les brocantes ou auprès de particuliers. En guide d’hommage, ceux-ci conservent d’ailleurs le nom de leur propriétaire. "C’est une véritable passion qui m’anime. Lorsque je me suis lancée il y a six mois, le concept existait beaucoup à l’étranger mais pratiquement pas en Belgique."

Visiblement bien inspirée, Anaïs Lheureux est parvenue à remettre au goût du jour la chine et donc la seconde main. "Je chine principalement en Belgique mais je vends en revanche aussi régulièrement à l’étranger. J’ai eu la chance de nouer de belles collaborations : une friterie qui a fait appel à moi pour penser sa décoration, des photographes qui cherchent quelques pièces authentiques pour les décors de leurs shooting,…"

Bref, plus que jamais, le public semble se laisser séduire par ces objets au charme d’autrefois. "Certaines pièces suscitent un engouement fou. Il y a quelques jours, j’ai mis à l’adoption des coupes de Champagne. J’ai reçu près de 89 messages privés de demande de prix ! Ça peut monter jusqu’à 100 et plus, même lorsque l'objet a trouvé acquéreur. Répondre à tout le monde est extrêmement chronophage. En ce sens, le site internet va être un vrai plus."

Le contact avec les acheteurs (ou plutôt les adoptants) sera préservé autant que possible. Mais avec plus de 300 objets vendus en six mois – et ce alors que la crise n’a pas permis à la jeune femme de déambuler dans les brocantes ! – et un concept parallèle de chine sur demande, l’adaptation était plus que jamais nécessaire pour répondre à une demande toujours plus importante.

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