Avec dix écrans et des dizaines de caméras, le service vidéosurveillance de la police boraine est très actif. Le service ne faillit pas à la tâche puisque qu'il tire un bon bilan durant le mois de janvier.

Au niveau de l'ordre public, ce sont dix rassemblements non conformes aux mesures covid qui ont été repérés grâce aux caméras. Une vingtaine de stationnements gênants ont été également sanctionnés. Elles ont aussi permis de punir la conduite dangereuse de trois conducteurs, dont un véhicule qui pourchassait un piéton sur la Place de Boussu. Les caméras ont permis de relever le numéro de plaque d'immatriculation.

"D'un point de vue judiciaire, nos "yeux de lynx" ont détecté six agissements suspects et une dégradation", explique la zone de police boraine. Le service a également pu identifier un attentat à la pudeur, qui s'est déroulé à Wasmuel. Un homme se masturbait à bord de son véhicule sur le parking du McDonald's.

Cheval de bataille de la zone, le commerce de stupéfiant a aussi été mis à mal par les caméras. Des faits de possession de stupéfiants ont été repérés par les installations. "Surveillance d'une maison suite à des suspicions de commerce de stupéfiants", écrit la police boraine. "Des individus ont été contrôlés et l'un d'entre eux a été privé de liberté."

Le service de vidéosurveillance agit également sur la propreté publique puisque treize dépôts sauvages ont été constatés. Un élément essentiel, quand on sait que ces dépôts sont des problèmes récurrents dans nos villes à notre époque.

Certains faits montrent d'ailleurs l'importance du service, comme lors d'une disparition inquiétante. "Nos caméras ont permis de retracer les déplacements de la personne et de la retrouver", souligne la police boraine. Qualifiée de métier de l'ombre, la vidéosurveillance est "ô combien utile car elle contribue à lutter contre la petite criminalité/délinquance qui empoisonne notre quotidien et salit notre cadre de vie", déclare la zone de police.