À partir de ce samedi, les Montois pourront tomber le masque, devenu obligatoire en rue il y a plus d’un an. À Braine-le-Comte, c’est ce dimanche qu’il pourra être abandonné en extérieur. À Bruxelles, son port obligatoire avait été abrogé le 9 juin dernier. Bref, en la matière, chaque commune gère comme bon lui semble. Cette disparité donne lieu à une certaine illisibilité pour les citoyens. Ce que regrette la députée-bourgmestre Jacqueline Galant (MR).

Cette dernière vient en effet d’interpeller le ministre des pouvoirs locaux, Christophe Collignon (PS)." Certaines communes n’ont jamais imposé le port du masque, d’autres estiment qu’il faut atteindre les 70% de couverture vaccinale ou attendent les décisions du comité de concertation", souligne Jacqueline Galant. "Dans les grandes villes, rien n’est harmonisé." Charleroi et Namur n’ont pas encore tranché la question, tandis qu’à Tournai, Ath et Mouscron, la fin du port obligatoire du masque en extérieur est prévue pour le 1er juillet prochain.

"Il faut harmoniser à minima au niveau des Provinces pour plus de lisibilité́, tout en maintenant des règles cohérentes notamment dans les espaces où la foule est importante et où les gestes barrières ne peuvent pas être respectés. D’autant que des mesures claires permettent aux forces de l’ordre de travailler plus efficacement et que chacun restera libre de porter ou non son masque en rue." Si cette uniformité serait bienvenue, elle n’est pas si simple à mettre en place.

En effet, au niveau local à l’exception de directive de la ministre de l’intérieur, il revient aux bourgmestres d’exercer leurs prérogatives de responsable de la police administrative. "Il n’y a, à ma connaissance, pas de consignes territoriales en la matière", explique le gouverneur du Hainaut, Tommy Leclercq (PS). "On ne peut donc pas empêcher un bourgmestre de prendre un arrêté local ou le contraindre à l’annuler."

À l’échelle de la province du Hainaut, Tommy Leclercq ne peut donc prendre aucune disposition. "Nous pouvons discuter, argumenter, tenter de convaincre, mais sans faire plus. Il y a 262 bourgmestres en Wallonie, dont 69 pour la province de Hainaut. Je vous laisse imaginer que lorsque l’on discute, ce qui est souvent le cas en visioconférence, il n’est pas toujours aisé de tomber d’accord. Les sensibilités ne sont pas toujours les mêmes."

Notamment entre communes rurales et communes urbaines. "Une harmonisation serait souhaitable et heureuse sur le plan territorial, ce qui rendrait effectivement les choses plus simples pour les citoyens. Mais nous sommes dans une phase de décélération que nous n’avons pas encore connue jusqu’ici. Le sujet sera peut-être abordé lors de notre prochaine réunion, planifiée dans quelques jours. Chacun tente de faire au mieux, selon son ressenti." Il est vrai que jusqu’ici, les contraintes étaient monnaie courante, là où les assouplissements n’étaient qu’espérés.