Très médiatisé, notamment pour ses interventions dans l’émission Enquêtes de nos confrères d’RTL-TVI, l’inspecteur Bertrand Caroy a l’habitude de faire face aux critiques : adoré par certains, détesté par d’autres, il reste concentré sur ses missions dans un seul objectif : rendre les routes plus sûres pour que celles-ci ne tuent plus. Mais dans le cadre du procès qui l’a opposé à la Brasserie du Borinage, il concède avoir dû se forger une carapace.

Il faut dire que de nombreuses déclarations ont été formulées par la Brasserie du Borinage, qui s’était notamment fendu d’un communiqué de presse, publié sur sa page Facebook en date du 8 novembre dernier, soit une semaine avant les plaidoiries. On pouvait y lire qu’une proposition avait été faite à Bertrand Caroy "pour clore le litige par un don à l’Agence wallonne pour la sécurité routière, proposition refusée par celui-ci." La brasserie ajoutait encore qu’elle en déduisait que "seul un dédommagement financier l’intéresse."

Aujourd’hui, le tribunal a tranché et le dédommagement obtenu, d’un montant de 2000 euros, sera intégralement reversé à l’association Parents d’Enfants Victimes de la Route. "Que ce soit au niveau de ma vie privée ou autre, j’ai assez mal vécu ce procès, qui s’est étalé sur près d’une année », confie Bertrand Caroy. "Aujourd’hui, je suis soulagé de pouvoir tourner la page et heureux de pouvoir m’exprimer pour rétablir la vérité."

Car de nombreuses critiques ont été émises, notamment via les réseaux sociaux. "On a raconté tout et n’importe quoi, on a dit que je cherchais à me faire de l’argent. C’est totalement faux. Ceux qui ont pu penser ça ne me connaissent absolument pas. À aucun moment, mon but n’a été d’obtenir de l’argent, mais bien de faire respecter le droit de chacun, y compris le mien à refuser une utilisation de mon image sans mon accord."

Parmi les critiques, quelques commentaires se voulaient heureusement plus positifs. "J’ai lu beaucoup de choses mais j’ai aussi été soutenu par des citoyens qui trouvaient toute cette histoire bien triste. Certains ont écouté l’autre partie, sans chercher plus loin. C’est dommage, j’espère qu’ils pourront aujourd’hui comprendre la démarche qui était la mienne, et qui se voulait purement judiciaire."

L’inspecteur rappelle encore que derrière l’uniforme, et au-delà de la médiatisation se trouve un homme qui peut légitimement faire valoir ses droits.