Ces dernières années, le groupe de riverains opposé aux projets du groupe Clarebout a engrangé quelques victoires, mais aussi des défaites. Pour que les paroles formulées et que les engagements pris par les différentes autorités ne s’envolent pas, le comité la Nature sans Friture organisera ce mardi une nouvelle rencontre qui se veut avant tout « constructive. »

"L’objectif, c’est d’apporter des éléments de réponse à cette question : comment peut-on définitivement empêcher l’implantation de Clarebout sur un terrain jugé non-adapté ?", explique Florence Defourny au nom du comité. "Certaines démarches sont en cours : la modification du plan de secteur et la procédure SOL. Mais d’autres choses doivent encore être entreprises."

Pour le comité, l’intercommunale IDEA notamment, propriétaire du terrain actuellement convoité par le groupe flamand, a un rôle à jouer. "Elle doit attirer d’autres entreprises sur ce site, voire négocier avec le groupe en lui proposant une alternative. Le conseil d’administration nous a soutenu, c’est une bonne chose, mais il doit désormais se montrer proactif."

La rencontre de ce mardi doit permettre de faire un solide état des lieux de la situation. "Certains élus ont des cartes à jouer, leur positionnement dans ce dossier peut peser plus lourd dans la balance. Nous pensons notamment à Georges-Louis Bouchez en tant que président du MR ou à Elio Di Rupo, ministre-président de la Wallonie. Georges-Louis Bouchez ne pourra être présent mais nous a proposé une rencontre préalable. Nous n’avons en revanche pas eu de réponse d’Elio Di Rupo."

D’autres acteurs politiques ont confirmé leur présence, par exemple Jean-Marc Dupont, Julien Donfut, Florence Van Hout ou encore Manu Disabato du côté de Frameries. Maxime Pourtois représentera quant à lui Nicolas Martin pour Mons. Du côté de Quévy, le premier échevin David Volant ne sera pas présent mais a réaffirmé la position de la commune. Jacques Gobert, président de l’IDEA et bourgmestre de La Louvière, sera quant à lui absent.

"C’est un projet qui concerne et impactera énormément de citoyens. Nous demandons que chacun fasse preuve d’un peu de bonne volonté et de respect pour le combat que nous menons." Un combat qui est loin d’être terminé, d’où la nécessité pour le comité de rester mobilisé et d’obtenir le soutien de ceux qui pourraient faire avancer les pions.