En matière de mobilité douce, les choses progressent mais le chemin à parcourir reste long. Dans l’entité de Quévy, les autorités communales vont pouvoir compter sur un coup de pouce bienvenu : ce ne sont en effet pas moins de 790 000 euros en droit de tirage par la région wallonne que la petite commune a obtenu pour les années 2022-2024. Cette enveloppe devra être utilisée dans le cadre d’aménagements d’infrastructures destinées à la mobilité douce.

Pour les cyclistes, il est ainsi question de créer des chemins et pistes cyclables séparées, de rendre davantage de rues cyclables, de tracer des bandes suggérées et d’améliorer les marquages et la signalisation, de procéder à des aménagements visant à diminuer la vitesse des autres usagers, plus particulièrement des conducteurs. Pour les piétons, cela se traduira par des travaux au niveau des trottoirs ou l’aménagement de rues piétonnes.

Ce montant sera ajouté au Plan d’investissement communal (PIC) 2022-2024, qui portera notamment sur la réfection et l’égouttage de la rue Longsaule, la place communale de Blaregnies, la rue de Sars, ou encore la rue des Chasses. Mais la majorité PS-MR+ entend également étudié la possibilité de relancer le projet de piste cyclable en site propre destiné à relier Aulnois à Blaregnies et Quévy-le-Petit à Genly.

"Ce serait un véritable plus pour les navetteurs qui souhaiteraient par exemple abandonner leur véhicule pour se rendre à la gare, ce qui est aujourd’hui assez compliqué", précise Vincent Wambersy (MR+), échevin en charge de la mobilité. "C’est un projet qui n’est pas neuf, nous l’envisageons depuis le début de la mandature. Nous espérons dès lors pouvoir le concrétiser et offrir aux usagers faibles des pistes sécurisées et sécurisantes."

Le projet Aulnois-Blaregnies était déjà budgété pour 2022. Pouvoir profiter du droit de tirage pourrait cependant faciliter les choses. "On ne va pas se mentir, en matière de mobilité douce et de pistes cyclables, il y a énormément à faire sur le territoire communal, tout est réduit à sa plus simple expression. Pour la simple et bonne raison que tout coûte cher et que l’on ne peut pas être partout. Cette aide va nous permettre d’inverser légèrement la tendance."

La volonté politique d’améliorer les choses est donc là, les budgets sont, dans une certaine mesure, disponible. Il n’y a donc « plus qu’à. »