Les plaintes pour nuisances des riverains étaient nombreuses.

Si la campagne est censée offrir de la quiétude à ses habitants, force est de constater que ce n’est pas toujours le cas. Du côté de Quévy, les autorités locales viennent de prendre de nouvelles dispositions afin de limiter au maximum la circulation de charrois lourds sur des routes de campagne, clairement inadaptées.

Une limitation de tonnage sera par exemple d’application dans le village de Blaregnies, au niveau du quartier formé par les rues de Genly, de Sars et Jean Severijns. "Ce n’est pas une problématique neuve, la commune de Quévy est traversée par six routes régionales", explique Muriel Cochez (MR+), échevine de la mobilité. "Mais des dispositions devaient être prises."

Notamment pour répondre aux nombreuses plaintes de riverains. "Le passage de très nombreux camions, de jour comme de nuit, entrainent des nuisances sonores mais également vibratoires, avec parfois pour conséquence des fissures dans les habitations. La zone de police a aussi de son côté comptabilisé plusieurs plaintes. La situation est infernale."

Le collège communal a de ce fait décider de serrer la vis. "Nous bouclons progressivement nos villages afin de rejeter le charroi sur les voiries régionales qui s’y prêtent mieux. C’est nécessaire pour limiter les nuisances mais également pour l’état de nos revêtements. Nos voiries ne sont pas adaptées et sont dégradées. Financièrement, nous ne pouvons nous permettre de toutes les refaire."

En matière de mobilité, la commune de Quévy tente de faire au mieux. "Nous disposerons prochainement d’un plan communal de mobilité, ce qui nous permettra de poser des diagnostics objectifs et de traiter différentes matières. Nous savons que les demandes sont nombreuses et qu’il n’est pas possible de contenter tout le monde. Nous travaillons toujours dans l’intérêt collectif et prenons soin de ne pas simplement déplacer un problème."

Naturellement, les agriculteurs n’ont pas à s’inquiéter : ils pourront toujours emprunter les voiries rurales.