Le projet n'en est qu'à ses balbutiements.

À l’heure où la production et la consommation d’énergie font régulièrement l’objet de discussions, le collège communal de Quévy a décidé d’aller de l’avant en développant un projet d’hydrolienne pour rivières à pente douce. Si le projet venait à voir le jour, ces hydroliennes pourraient être placées au niveau de la Trouille et/ou du By et, avec le soutien du gestionnaire de réseau Ores, mettre le quartier des Montliaux et/ou une partie de Bougnies et d’Asquillies en autonomie d’un point de vue électrique.

Cependant, rien n’est encore joué. "C’est une réflexion qui vient du fait qu’en début de mandature, j’avais sollicité un rendez-vous auprès d’Ores afin de faire part de la volonté de la commune de mener des projets-pilote lorsque l’occasion se présente", explique David Volant (MR+), premier échevin. "Je regarde régulièrement ce qui est innovant en matière de développement durable et je retourne vers eux pour voir dans quelle mesure c’est réalisable ou non."

Dans le cadre du développement d’hydroliennes, le gestionnaire semble prêt à jouer un rôle de facilitateur. "Nous serions aidés dans la recherche de la bonne localisation, pour les raccordements, etc… Le By et la Trouille se prêtent très bien au projet. Il s’agit de rivières de catégorie deux, qui dépendant de la province de Hainaut. Des contacts vont donc être pris très prochainement pour voir dans quelle mesure elle pourrait être intéressée."

En parallèle et pour ne pas perdre de temps, David Volant a également lancé un appel aux classes d’ingénieurs et polytechniciens. "Nous n’avons pas les compétences techniques pour développer ce projet en interne. Nous voulons donc y associer les universités et hautes écoles. Nous restons convaincus qu’il s’agit d’un très beau projet. C’est quelque chose qui se fait déjà du côté de Liège, en France, au Canada ou dans les pays nordiques. Pourquoi cela ne pourrait-il pas être fait chez nous ?"

Impossible, à ce stade, d’évoquer la moindre échéance. L’échevin devra rapidement prendre contact avec la province de Hainaut, retourner vers Ores et, il l’espère, nouer une collaboration avec de futurs ingénieurs afin de mener une étude de faisabilité. Il ira ensuite frapper aux portes des ministres de l’énergie Philippe Henry (Ecolo) et de l’environnement Céline Tellier (Ecolo) pour tenter de décrocher un coup de pouce financier.