La défense d'un habitant d'Erquelinnes, poursuivi pour une tentative meurtre commise à Givry (Quévy) en février 2020, a plaidé lundi devant le tribunal correctionnel de Mons pour la requalification des faits en coups et blessures ayant entraîné une incapacité de travail.

Le jour des faits, un jeune homme est tombé, lors d'une soirée, d'un balcon situé au deuxième étage d'un immeuble. La victime et le prévenu se disputaient avant la chute, ils se sont empoignés et le premier a chuté, tombant dans l'herbe. Pour le ministère public, il s'agit d'une tentative de meurtre, le prévenu connaissant les risques de son geste. 

Ce dernier évoque un accident, tout en reconnaissant avoir bousculé la victime, sans vouloir la faire tomber. Le parquet a requis "une peine de principe", sans préciser la durée, tenant compte du fait que le prévenu n'est connu que du tribunal de police pour des faits d'alcoolémie. 

Du côté de la défense, on critique tout d'abord le fait que l'auteur des faits, lorsqu'il s'est rendu à la police le 2 mars 2020, soit 48 heures après les faits, n'a pas eu droit à l'aide d'un conseil lors de son interrogatoire. Ensuite, son avocat relève que le jeune homme a fait une chute de deux mètres, et non de sept mètres comme il l'a déclaré à la police. 

Me Demanet a demandé au tribunal d'analyser les déclarations des témoins en tenant compte du contexte festif et alcoolisé de la soirée. Enfin, la défense considère que l'intention d'homicide n'est pas établie. C'est pourquoi elle a plaidé pour une requalification des faits en coups et blessures avec incapacité de travail. L'avocat a demandé la suspension du prononcé de la condamnation ou, à défaut, une peine avec sursis. 

Le jugement sera prononcé le 23 mai.