C’est un bel exemple de collaboration franco-belge. La commune de Quévy a en effet été associée à la réflexion initiée par la mairie et le département du Nord pour entreprendre des travaux de sécurisation du côté de Goegnies, où de trop nombreux accidents, dont certains parfois mortels, sont à déplorer depuis de très longues années.

Les aménagements proposés ont été officiellement présentés aux citoyens français ce mardi, mais les autorités locales de Quévy y ont été associées. "Il était important de travailler conjointement car l’objectif est clairement de travailler dans l’intérêt des citoyens français et belges", explique Muriel Cochez (MR+), échevine en charge de la mobilité à Quévy.

"La voirie concernée présente un rétrécissement important, qui donne donc lieu à un sens de priorité à respecter. Malheureusement, certains usagers s’y engouffrent à toute vitesse, donnant lieu à des accidents. Il a été prévu de placer un ralentisseur des ralentisseurs en plus d’un feu de signalisation intelligent qui régulera le trafic. La zone sera par ailleurs limitée à une vitesse de 30 kilomètres/heure."

L’aménagement d’un cheminement piéton et d’une traversée piétonne à hauteur du feu de signalisation est également au programme. "Tous les modes de déplacement sont concernés. Nous espérons que ces travaux porteront leurs fruits et que la vitesse sera réduite." Les travaux, financés pour la majeure partie par la France, débuteront d’ici peu et devraient s’étaler sur environ six semaines.

"C’est vraiment un très bel exemple de ce que peut être la collaboration franco-belge ou belgo-française. Nous avons travaillé conjointement dans un intérêt commun de sécurisation routière. Il était primordial d’assurer ces échanges car les normes en Belgique et en France ne sont pas nécessairement identiques. La hauteur des plateaux ralentisseurs diverge, à titre d’exemple." De son côté, la commune de Quévy a aussi dû obtenir les accords de la Région wallonne pour travailler de son côté de la voirie.