Ce dimanche soir, la Fédération Wallonie-Bruxelles annonçait le passage en cours à distance de tout l’enseignement secondaire dès mercredi matin. Une annonce qui en a évidemment surpris plus d’uns, mais qui avait été anticipée par certaines directions. Directeur du Centre scolaire Don Bosco de Quiévrain-Ghlin, Vincent Loiseau (également échevin de l’enseignement à Dour) avait pris la décision, ce week-end, de suspendre les cours en présentiel à partir de ce mardi.

Le directeur justifie cette mesure par la situation sanitaire compliquée vécue sur les deux implantations. "Plusieurs cas positifs sont confirmés chez les étudiants et même s’ils sont jugés comme étant à faible risque de transmission, la situation n’est pas évidente. Nous devons aussi composer avec une classe de sixième professionnelle fermée, des enseignants positifs mais asymptomatiques, des enseignants symptomatiques ou en quarantaine. Le taux d'absentéisme chez les étudiants est également important, certains parents ne souhaitant plus les mettre en classe."

La volonté d’organiser aussi longtemps que possible des cours en présentiel était affichée. Mais face à une recrudescence du nombre de cas, il a fallu s’adapter. "Notre objectif a toujours été d’assurer les apprentissages en présentiel, notamment parce que nous sommes dans un enseignement qualifiant. Mais aujourd’hui, nous ne pouvons plus garantir la sécurité de nos élèves et de nos enseignants s’ils sont maintenus en présentiel. Nous ne voulons pas faire prendre de risques inutiles et avons donc convenu, ce week-end à l’issue de discussions, de suspendre les cours présentiels dès mardi."

Toutes les classes et toutes les années sont concernées. "Nous avons maintenu la journée de ce lundi pour que les élèves et les parents puissent en être informés, et que les enseignants puissent distribuer du travail aux étudiants, prendre les mesures qui s’imposent pour assurer la continuité des cours. Nous savons que tous nos élèves n’ont pas accès à un ordinateur ou à une bonne connexion internet. C’est une réalité à laquelle il faut s’adapter."

Les professeurs resteront en contact avec leurs élèves de la meilleure manière possible, en fonction des outils disponibles, y compris Messenger. "La situation est inédite, il faut trouver des solutions pour que chacun puisse s’y retrouver", précise encore Vincent Loiseau. "Les élèves ne reviendront pas le 12 novembre comme initialement prévu car nous avons déplacé une journée pédagogique prévue cette semaine. Le 13, nous organiserons les conseils de classe. Cela va permettre une quarantaine naturelle de presque trois semaines."

Evidemment, pour ne pas mettre dans l’embarras les parents qui se retrouveraient en difficulté face à cette situation imprévue, une garderie sera organisée, tant sur les implantations de Quiévrain que de Ghlin. Elle ne sera cependant accessible que sur inscription et pour les élèves dont les parents n’auraient aucune autre alternative.