Cela n’aura échappé à personne, les sorties d’autoroute bloquées et les accidents survenus cette semaine auront provoqué un charroi important dans les rues de Quiévrain et Hensies. Beaucoup de riverains se sont d’ailleurs plaints du passage de camions, normalement interdit dans certaines zones. Bien que des interdictions existent, la police locale ne peut néanmoins intervenir dans ces situations exceptionnelles.

Les importants embouteillages créés par les fermetures de sortie d’autoroute et les accidents ont poussé la police fédérale à dévier la circulation vers Quiévrain et Hensies. Une situation difficile à accepter pour certains habitants mais aucune autre solution ne s’offrait aux autorités. "Lors d’importants impacts sur la circulation, comme cela a été le cas en début de semaine, la police fédérale n’a d’autres choix que de dévier la circulation vers les routes nationales. La commune de Quiévrain est située en plein cœur d’une de ces routes et a donc été impactée par ces changements. Cette situation de crise a également impactée la commune de Hensies", indique Patrice Degobert, chef de Corps de la police des Hauts-Pays.

La complexité du système belge n’aide en rien la police des Hauts-Pays à gérer au mieux les situations de crise. Entre les communes, les régions et le fédéral difficile de s’y retrouver. Des décisions sont donc prises malgré certaines interdictions qui ne peuvent alors pas être respectées. Pour rejoindre la France, la circulation devait obligatoirement être déviée vers Quiévrain et Hensies sans quoi les véhicules auraient dû aller jusqu’à Péruwelz où aucune autoroute ne rejoint la frontière.

La zone de police des Hauts-Pays rappelle tout de même que "des opérations de contrôle de routine sont régulièrement effectuées afin d’empêcher les véhicules d’emprunter les routes réservées à la desserte locale. La complexité du système belge ne le permet cependant pas pendant les situations de crise."