Ecolo a su s'imposer dans le paysage politique régional.

Chef de groupe Ecolo au parlement wallon sous la législature 2009-2014, Manu Disabato s'apprête à reprendre de plus hautes fonctions. La vague verte souvent annoncée n'a pas déferlé sur la région mais Ecolo reste malgré tout, aux côtés du PTB, l'un des seuls partis en nette progression (+5,47 % en comparaison avec 2014).

15.458 électeurs ont voté pour les Verts, octroyant par la même occasion un poste de député à la tête de liste. “Nous sommes très heureux, nous sommes les grands vainqueurs de ces élections au niveau régional. Il y avait dans notre programme deux axes forts : la justice sociale et la justice climatique. Les citoyens semblent avoir adhéré à ce combat et nous accordent leur confiance”, se réjouit Manu Disabato.

Évidemment, l'heure est aux réjouissances. “Au niveau personnel, je suis évidemment ravi de mes résultats, ils témoignent des combats que j'ai pu porter au niveau local. J'ai à cœur de continuer à le faire au parlement, de relayer avec plus de facilité qu'aujourd'hui les préoccupations de nos concitoyens.”

Dans la région, Ecolo décroche donc son siège, là où le CDH perd le sien. “Je pense que le CDH paie son alliance avec le MR et son virage à droite. Le fait d'avoir débranché la prise des gouvernements régionaux en pleine mandature n'a probablement pas été très bien vu par les électeurs...”