Il y a quelques jours, par voie de communiqué, le PS et le groupe MR&Citoyens fustigeaient les intentions des propriétaires de la carrière du Danube, à Hautrage, estimant que le projet de remblayage de la carrière était guidé par des intérêts financiers uniquement. Des accusations qui ne passent définitivement pas auprès des principaux intéressés, qui dénoncent "une démarche anti-démocratique."

Cette sortie médiatique intervient en effet à quelques semaines de la clôture de l’étude d’incidences sur l’environnement, une étape qui fait partie d’une procédure strictement encadrée. "Elle met clairement la pression sur le collège communal, qui devra prochainement remettre son avis sur le projet", estiment les propriétaires. "De plus, la plupart des arguments avancés n’étaient pas corrects."

Les propriétaires rappellent que "les derniers transports d’argile ont été réalisés en 2019, sur une période de 15 jours, et qu’il est donc impossible que les riverains aient été dérangés par le charroi" et que l’avant-projet prévoit un nouvel itinéraire afin d’éviter que le charroi ne passe par le village. "Par ailleurs, l’avant-projet répond à un besoin de filière de recyclage pour l’évacuation de terres de travaux et chantiers car il n’en existe pas dans la région de Mons-Borinage."

Dans nos colonnes déjà, ils avaient insisté sur le fait que les terres seraient saines et qu’à terme, une zone forestière avec des essences indigène serait créée afin d’ouvrir le site à la promenade. "La Carrière, toujours en exploitation, dispose d’un permis d’environnement qui prévoit qu’au terme de l’exploitation, elle soit complètement réaménagée en zone forestière. C’est bien l’objectif final et c’est la raison pour laquelle une demande de remblayage a été introduite afin de réaménager la Carrière et de la préparer à sa destination finale."

Et de poursuivre : "L’exploitation et le remblayage de la Carrière sont bien évidemment une activité lucrative et c’est bien l’objectif de toute entreprise, mais le montant avancé dans le communiqué est brut, hors charges d’exploitation et comprend d’importantes taxes régionales et communales." Les propriétaires de la carrière précisent encore leur volonté de maintenir le dialogue et la concertation avec les autorités et les citoyens.

La prochaine étape sera la clôture de l’étude d’incidences sur l’environnement et l’analyse des résultats afin d’adapter l’avant-projet et déposer la demande de permis. "Les citoyens pourront encore s’exprimer sur ce projet lors de l’enquête publique, consulter les résultats de l’étude d’incidence et la demande de permis finale." À ce stade, le projet est donc loin d’être bouclé.