Les citoyens ont désormais la parole dans le cadre du projet de remplacement de la ligne haute tension Ciply-Pâturages. En effet, depuis ce lundi et jusqu’au 18 octobre prochain à 15 heures, l’enquête publique est lancée. Ils sont donc invités à formuler leurs éventuelles réclamations et observations et à faire parvenir celles-ci à qui de droit. Les communes de Frameries, de Mons, de Quévy et de Colfontaine sont directement concernées.

Le projet ne date pas d’hier, que du contraire. La première demande de permis avait été introduite par Elia en 2015 et avait été rejetée en mars 2016. C’est pour ainsi dire l’ensemble du tracé qui a dès lors été revu par le gestionnaire du réseau de transport d’électricité à haute tension. Cette enquête publique fait suite à la réunion d’information préalable au public, à l’étude d’incidences sur l’environnement mené par un bureau d’étude agréé et au dépôt de la demande de permis.

Une fois cette enquête publique, une décision de l’autorité compétente devrait tomber. Si les feux passent au vert, les travaux pourraient débuter au cours du troisième quadrimestre de 2022. La ligne souterraine s’étalera sur 13,9 kilomètres (contre 8 kilomètres par le passé) et traversera les communes de Mons, Quévy, Frameries et Colfontaine mais sera éloignée des zones d’habitat et des zones d’habitat à caractère rural.

"L’étude d’incidence fait suite à la réunion d’information préalable au public (RIP) de septembre 2020, au cours de laquelle les habitants ont déjà pu prendre connaissance du projet et émettre des remarques. Toutes ont été analysées, de même que les tracés alternatifs alors proposés soit par des citoyens, soit par les communes concernées", précisait dans nos colonnes Christian Kerremans, community relations officer pour Elia en mai dernier.

L’études d’incidence s’était révélée positive pour Elia, démontrant que tant lors de la phase de chantier que lors de la phase d’exploitation, toutes les normes seraient respectées. Il ressortait encore que le tracé proposé par Elia était acceptable au regard des incidences environnementales, des considérations techniques et administratives et des mesures prévues pour limiter les impacts du projet.

La liaison aérienne reliant les postes de Ciply et Pâturages, vétuste, avait été démontée en 2019. À ce jour, une solution temporaire de secours est en place mais elle ne permettra pas de couvrir les besoins de la région à plus long terme, et encore moins de répondre à l’électrification croissante de la société et au développement des énergies renouvelables.