Pour évoquer la suppression des examens de Noël, d'application depuis déjà quatre ans au sein de l'établissement.

Depuis quatre années déjà, le Lycée Charles Plisnier n’organise plus de session d’examens à l’approche des fêtes de fin d’année. Un choix totalement assumé qui fera prochainement l’objet d’une discussion avec la nouvelle ministre de l’enseignement, Caroline Désir (PS). Cette dernière sera en effet en visite dans l’établissement saint-ghislainois le 19 décembre prochain.

Alors que pour beaucoup, le stress des examens rythme la fin d’année, les élèves du lycée Charles Plisnier profitent d’une période consacrée à l’apprentissage "autrement", c’est-à-dire via des activités pédagogiques alternatives organisées au sein même de l’école. Cette année, le focus sera mis sur l’apprentissage des gestes de premier secours.

« Les élèves de quatrième année viennent d’y être formés et formeront les premières années durant la dernière semaine de cours », explique Dimitri D’Agostino, directeur. "Nous tentons d’être proactifs en matière de sécurité mais surtout, nous avons à cœur de pouvoir utiliser correctement le matériel à notre disposition en cas de besoin et poser les bons gestes."

Le directeur reste conscient de la différente qui existe entre un exercice et une situation réelle. Mais il souhaite préparer au mieux ses étudiants. "Il n’est pas impossible qu’une mise en situation soit planifiée lors d’un prochain exercice incendie et que quelques élèves soient aléatoirement confrontés à d’autres élèves blessés…"

Au-delà de renforcer la sécurité via des apprentissages simples mais indispensables, l’établissement souhaite également valoriser les élèves. "Surévaluer un étudiant n’a pas de sens. Ils sont déjà évalués tout au long de l’année : s’il a été sanctionné par une mauvaise note le 15 novembre, nous ne voyons pas comment il aurait pu y remédier d’ici décembre. Nous souhaitons par ailleurs que les enseignants soient davantage des coachs que des arbitres et des sanctionnateurs."