C’est la fin d’une époque pour les quatre clubs de tennis qui occupaient depuis près de 17 ans, la salle des Herbières, à Saint-Ghislain. Pour les clubs de Baudour, Sirault, Saint-Lô et du Moulin à Papier, c’est un coup dur. L’incompréhension prédomine mais du côté de la ville, on estime que les investissements doivent être priorisés. Et à ce stade, les efforts seront consacrés au niveau de la salle d’Hautrage, qui nécessite d’importants travaux. La salle des herbières est quant à elle mise en vente.

"Aujourd’hui, la salle des Herbières est clairement sous-occupée", argumente le bourgmestre, Daniel Olivier (PS). "Les clubs disent le contraire mais certains indicateurs en témoignent : on constate notamment une importante diminution des consommations de mazout et d’électricité ces dernières années. Le problème, c’est que la salle n’est qu’un plan B pour ces clubs, qui disposent d’infrastructures. Ils n’y viennent que lorsque lorsqu’il pleut ou en hiver."

Les enjeux ne sont évidemment pas pareils pour les clubs ou pour la ville. "On se doit de favoriser l’occupation de la salle au maximum et ce n’est pas le cas aujourd’hui. Nous souhaitions également que les clubs mettent davantage l’accent sur les jeunes. Oui, à la demande de la ville notamment, ils organisent des stages mais ce n’est même pas forcément dans cette salle. Ce qui nous intéresse nous, c’est la formation éducative et formative."

Des arguments qui sont très clairement réfutés par les clubs, qui estiment que le contrat est rempli grâce à l’organisation de cours les mercredis après-midi et les samedis, et l’organisation de stages. Ceux-ci craignent que les joueurs, et donc les jeunes, se retrouvent sans possibilité d’exercer leur discipline, notamment durant l’hiver. Le dernier conseil communal a acté la mise en vente de la salle. L’on sait que le Dock 79, le centre de loisirs, pourrait se montrer intéressé pour y construire des terrains de paddel.

"Ce serait une bonne chose car il n’y en a pas sur le territoire communal. Mais nous n’en sommes pas encore là. Nous ne pourrons pas vendre sous l’estimation du notaire, fixée à 245 000 euros. Peut-être que les clubs auront la possibilité de se regrouper pour l’acheter. Il n’est pas non plus exclu que le nouveau propriétaire accepte de continuer une location avec les clubs." D’ici là, les clubs restent dans l’incertitude et du côté de l’opposition, on regrette la situation et on reproche à la majorité de "jeter les clubs dans les bras d’autres communes."