Notamment en cas d'incendie, d'alerte seveso ou de présence de tireurs dans l'établissement.

Un incendie, une alerte seveso ou encore la présence de tireurs au sein d’un établissement scolaire sont autant de situations qui nécessitent une réaction immédiate de la direction et des professeurs. Consciente que dans ce genre de cas, chaque minute compte, la direction du lycée Charles Plisnier de Saint-Ghislain planche sur le développement d’une application de sécurité.

En collaboration avec la société montoise SH Connect, la direction devrait être en mesure de la mettre en place très prochainement. "Via un intranet, il nous sera possible de faire apparaître, instantanément et sur tous les écrans d’ordinateur ou tableaux interactifs, un message à destination des professeurs", explique Dimitri D’Agostino, directeur.

Un message supplémentaire pourra accompagner l’alerte en cas de nécessité. "Si l’on prend l’exemple d’un incendie, on pourrait imaginer signaler qu’un couloir est inutilisable et que l’évacuation doit donc se faire via une autre sortie. L’application ne remplacera pas les traditionnelles alarmes, elle sera complémentaire."

Dans certains cas, et notamment une alerte amok (la présence de tireurs), la discrétion est d’autant plus efficace. "L’exercice amok organisé avec la zone de police boraine il y a deux ans nous a permis de pousser la réflexion plus loin, d’imaginer ce que nous pourrions mettre en place pour être aussi efficace que possible. Dans ce genre de situation, ce n’est pas l’évacuation qui est prônée mais le confinement. Les professeurs recevraient donc l’alerte sur leur écran. Pour reprendre le contrôle de leur outil s'il ne s'agissait que d'un exercice, ils devront avoir validé sa lecture. De mon côté, un accusé de bonne lecture est prévu."

Si l’enseignant n’était pas en mesure d’en prendre connaissance, par exemple parce qu’aucun écran n’est en fonctionnement, la direction en serait également avertie et serait donc en mesure de prendre des mesures dans les plus brefs délais. "SH Connect développe l’application pour nous mais nous pensons qu’elle pourrait intéresser de nombreuses écoles et universités. En tout cas, nous l’espérons."

Le lycée planche sur ce projet sur fonds propres et n’a donc sollicité aucun coup de pouce financier. Le pré-test s’est montré concluant, seul un travail au niveau graphique est encore entrepris afin de rendre l’application plus attractive.